S1E5 - Perdre la vue, retrouver sa voie

Transcript
Bonjour et bienvenue à notre podcast Voir les choses différemment
avec Humains, noix et plantes.
Et je suis une personne aveugle.
Bon, je vous dis bonjour également.
Mon nom est Mathieu Paquette
et je suis une personne voyante.
Ensemble, Jérôme et moi, on va explorer le merveilleux
monde de l'accessibilité avec nos invités.
Restez à l'écoute.
Bienvenue tout le monde !
C'est bizarre
de voir les choses différemment avec.
Mon nom est Mathieu Paquette.
Je suis chasseur de produit et animateur de spots quand j'ai avec moi
mon co-animateur Jérôme.
Bonjour, Ici Jérôme.
Comme à chaque épisode. Parfait !
Donc écoutez, pour le mois de mars,
on a vraiment un bel épisode pour vous.
Un petit plus tard dans l'épisode,
on va avoir un segment de trucs et astuces qui va parler du logiciel Produit
for Windows avec Éric Beauchamp ?
Mais pour commencer,
on commence là en beauté.
On avec nous une.
Je veux dire une célébrité, peut être la personne la plus célèbre
qu'on a eu sur le podcast à date.
Un an d'existence.
Alors on est avec nous.
Marie-Christine Naulleau, Martine Bonjour.
Salut, Salut !
Parfait.
B Écoute
Maxime un petit peu de cette introduction.
Une petite introduction
de Qu'est ce qui tu es ?
Qu'est ce que tu fais ?
Ben oui, avec plaisir !
Bien, en fait c'est ça vie.
Christine Rigolo
Je suis comédienne, humoriste et puis non-voyante. Euh.
Et mon dieu, je fais.
Je fais tellement d'affaires
ça comme pas de sens.
On aurait pas du tout le podcast
pour énumérer tout ce que je fais, mais assez polyvalente j'ose dire.
Chroniqueuse à amie télé, je oevre un peu, je butine un peu dans tous les domaines,
dans le milieu artistique si je peux dire.
Je pense que ça c'est
la meilleure façon de me décrire.
Comédienne aussi.
Je sais que tu joues dans la série
de Serge Thomas sur les hommes.
Oui, bon, on vient juste de terminer de tourner la troisième saison là, ça fait que content.
Ouais, c'est vrai que c'est un. C'est
un beau succès.
On s'attendait pas à ça
il y a déjà trois saisons.
C'est vraiment malade.
Mais ouaip, on a hâte d'écouter ça.
Ben oui, j'espère, Ça va, ça sort quand ?
Mmmmmmm.
Oh mon dieu,
ça c'est toujours prévu pour le printemps.
Fait que d'après moi avril mai, j'ai pas la date exacte
mais quelque part au printemps.
Oui bon. Mais parfait.
Euh ben écoute, mais sinon, t'as mentionné pendant ton évolution
que tu étais non-voyante.
Je sais qu'après avoir je regardais
un petit peu ton site web et tout ça.
J'ai vu d'ailleurs
que t'avais été au Gang Show comment c'était cette expérience là.
Bien, c'était une bonne expérience.
Ben oui, comme un comment dire, c'est.
Je pense que toutes, toutes, toutes les humoristes qui veulent faire ça
ont pas le choix de passer par là.
C'est un passage obligé je pense.
Ce gros show est de nos jours dans le domaine de l'humour,
ça fait que j'aime bien ça.
Ça remonte à monter
il y a déjà deux ans, mais c'était.
Je t'avoue que j'étais très nerveuse, là,
vraiment, que je suis allée là parce que tu sais, au départ, moi,
l'humour, c'était vraiment juste pour un défi personnel que que j'ai décidé de faire ça, c'est
que de fil en aiguille, j'ai eu plein de belles opportunités
qui m'ont mené où je suis.
Ça fait que non, Show c'est
super cool au bénéfice de nos auditeurs
qui te connaissent un peu moins.
Peut être peux
tu nous en dire un petit peu sur ce qui a causé ta perte de vision ?
Ben oui, moi je suis née dans le foie
avec un glaucome de naissance.
Fait que le glaucome pour les gens
dans la communauté des aveugles, on s'est pas mal
tout un peu. C'est quoi là ?
C'est de la pression
dans le globe oculaire.
Plus jeune,
j'ai subi plusieurs opérations.
J'ai heureusement pu bénéficier d'une super bonne vision et bien tu sais,
j'avais besoin de lunettes correctrices toute mon enfance,
toute ma vie de jeune adulte.
Mais j'ai
quand même obtenu mon permis de conduire.
Je suis allée à l'université,
je suis allée à l'école régulière.
Jamais ma vision,
ça avait été un handicap dans ma vie.
Puis je pense que c'est vers 30 ans.
Bien pas je pense,
je sais très bien, c'est à l'âge de 30 ans là, et j'ai commencé à avoir vraiment
des problèmes, là, de ne me servait plus
à contrôler ma pression, puis beaucoup d'opération de cornée.
En tout cas, j'ai quand même fait.
Il y a eu beaucoup, beaucoup d'opérations
et j'en suis venue à perdre la vue.
J'ai perdu 100 % de. 100 % de la vision de mon oeil droit.
Puis côté gauche,
il me reste la perception lumineuse qui dans mon cas,
c'est Ça fluctue beaucoup.
Tu sais, il y a des journées où c'est
comme c'est ça, il y a des journées où c'est
la lumière est vraiment forte.
Je vois, je vais arriver à percevoir
des petites couleurs, mais pas toujours.
Tu sais qu'il me reste encore ça.
Puis pour les gens qui se connaissent
aussi, tu sais, moi j'ai j'ai beaucoup les symptômes du syndrome de Charles
Bonnet.
Ah oui, les hallucinations visuelles, oui, on dirait.
Là c'est
comme la bonne plateforme pour en parler.
Là j'en parle pas trop souvent, mais ça
c'est ça, ça fait partie de mon quotidien.
C'est des oui, c'est
un peu comme des images.
Bien c'est, c'est ça, c'est comme les gens
amputés qui ont des membres fantômes, ça fait
oui, ça fait des hallucinations visuelles.
Est ce que ça te gêne dans ton quotidien,
ça, ce genre de situation là ?
Bien,
je te dirais que j'ai appris à vivre avec.
Ça fait huit ans
maintenant que j'ai perdu la vue.
Ça fait que.
Bien, tu sais, c'est sûr que tu sais, c'est pas spot, c'est
pas ce qui est le plus confortable, mais on apprend à vivre avec.
Qu'est ce que tu veux ?
Mais oui, ça peut être, ça peut être.
C'est comme une couche
de plus handicapants par moment.
Tu peux comprendre, tu sais, mettons
d'arranger des céréales à l'épicerie, mais halluciner
des petits bonhommes allumettes, c'est pas c'est pas top.
Non, c'est sûr que ça doit pas
être plus agréable qu'avant.
Ça s'est passé la réadaptation parce que ça s'est quand même fait
rapidement, à perte de vision.
Hmmmm ben oui, ça s'est fait vite.
Et puis tu sais, moi à ce moment là, je.
Tu sais, j'avais un petit garçon
qui avait deux ans.
Ça fait que j'ai comme pas eu le choix de
faire la réadaptation vraiment vite. Là.
Comment ça s'est fait ?
Et bien ça, ça a été long.
Ça a été une bonne année d'essayer
des séances deux fois par semaine avec un spécialiste
en mobilité de l'Institut. Puis on côté, tu sais, la réadaptation,
on sait tous.
C'est comme quelque chose qui est jamais terminé, j'imagine,
mais c'est pas pour toi.
C'est bon, faut tout le temps, il faut tout le temps
réapprendre des trajets.
Puis avec la construction,
on est toujours obligé de s'adapter, de réapprendre,
de se refaire des chemins.
Il y a de la construction à Montréal.
J'avais jamais vu ça.
Ok, si vous êtes vous autres,
vous êtes à Bremen, hein ?
Mais en fait non, on n'est pas très loin.
On est. On est sur la rive sud de Montréal
tous les deux.
Ah ok, Kiki !
Ah ouais ?
Bien ouais, on sait c'est quoi ?
Oui, oui, oui.
Oh et puis tous les hôpitaux spécialisés, tout ça sont pratiquement tous à Montréal.
Ok, on y va.
Montréal et Mais c'est ça.
Tu sais, c'est une drôle de que tu sais.
C'est une question intéressante,
mais la réadaptation, c'est
Ça va être toute notre vie.
J'ai l'impression que tu sais.
Aveugle de naissance ou aveugle comme dans ma situation à moi.
C'est ça.
Et aussi c'est toi.
Toi tu travailles.
Je veux dire, toute notre vie
fait en sorte que on a pas le choix de toujours être de toujours avoir à avoir recours à la réadaptation.
Qu'est ce que c'est ?
Une réadaptation,
Une adaptation constante ?
Et bien on a pas vraiment le choix,
l'environnement change et tout ça donc.
Ben oui, puis c'est
exactement ce que je m'en allais dire.
Tu sais, même les saisons font en sorte
que oui, on a besoin aussi tu sais.
Oui, avec nos hivers,
les trottoirs, pas toujours.
Juste parce qu'on le vit au moment où
juste l'épisode on est au mois de février.
Mais on vient d'avoir
une petite boule de neige pis je suis sorti tantôt, puis je regardais
les trottoirs et tout ça.
C'est pas.
Je m'imagine pour mes amis
qui sont aveugles.
C'est jamais évidemment.
Ouais, ouais, non, c'est c'est
quelque chose pour de vrai.
Là, c'est comme toujours.
Et qu'est ce que j'en stupéfaite ? Oui.
Qu'est ce qui selon toi,
C'est quoi la grosse différence quand une personne qui a des visions
comme toi un peu plus tard dans sa vie, que ce soit à l'adolescence
ou au début de l'âge adulte versus une personne que Jérôme est aveugle
de naissance, c'est quoi d'après toi les plus grosses différences ?
Bien.
Bien.
C'est une question délicate, d'autant
plus que Jérôme est avec nous.
Mais c'est quelque chose que j'aborde
et que j'aborde dans ma conférence et je dis que c'est définitivement pas
la même chose.
Puis l'intention, c'est
pas de vouloir comparer puis de dire un est mieux que l'autre,
mais c'est juste de dire que je pense que dans mon cas,
je sais ce que j'ai perdu.
Tu sais, ça fait que j'ai dû faire
plusieurs deuils, ce qu'une personne non voyante de naissance
aura jamais à faire.
Bien.
Puis là je parle à travers mon chapeau
parce que c'est pas mon cas.
Mais j'imagine que les deuils dans ta vie
Jérôme, à toi de nous nous répondre
ça, ça a été quoi ?
Où est ce qu'il y en a eu ?
Parce que pour moi, ç'a été ça
le plus difficile.
Ben oui, puis avec raison.
Parce qu'en plus, toi t'as
pu, comme je dirais ça, entrevoir et vivre cette vie un peu d'adulte
avant que la pire des visions arrive.
J'ai dit oui. Moi aussi
j'en ai eu des deuils à faire.
Moi j'aurais voulu météorologue
dans la vie, j'ai compris après une demi journée
et MétéoMédia avec un météorologue que je ne pourrais pas faire ça
parce que trop visuel, trop de trop de.
Déjà il y a 20 ans, ils utilisaient déjà des logiciels
qui étaient très graphiques, donc il y a des deuils à faire quand même.
Le deuil de pas pouvoir conduire un auto,
en tout cas pas à brève échéance.
Là éventuellement peut être la date du métier
qu'on aurait voulu faire ça, mais c'est quand même des deuils
qu'on fait jeune.
Tandis que toi t'as eu le temps
d'avoir une vie d'une certaine façon avant, dans le temps
d'avoir un métier qui est probablement quelque chose
que tu peux plus faire aujourd'hui, c'est ça ?
C'est peut être ça qui est la plus grosse
différence, c'est vrai.
Puis toi, t'as
une idée concrète de ce que c'est d'avoir.
D'avoir vu que j'ai pas.
J'ai une perception lumineuse, erronée,
c'est tout.
Donc moi ma réalité c'est celle là,
Il y en a pas d'autre pour toi dans le fond.
Techniquement, il y en a deux réalités.
C'est oui, c'est peut être cela, oui, oui, puis puis comme on dit,
comme tu mentionnes
A pas, il n'y a pas de bonne
ou de mauvaise réponse sur pour qui mieux.
Claude tu sais pas, c'est vraiment pas
une question de ça, c'est deux expériences qui sont qui sont différentes,
mais moi je suis, je suis relativement nouveau
au domaine de la société.
Je suis depuis un peu plus de cinq ans,
je connaissais pas ça du tout avant.
Je suis moi même voyant mais j'ai été.
Je travaillais au soutien technique de euh
ouais, avant de devenir régisseur de produit.
Puis j'ai côtoyé
dans le cadre de mon emploi, puis aussi à via
les collègues de plusieurs collègues, des gens qui des deux spectres, des donc
des gens qui ont perdu, qui n'avaient pas la vue de la naissance, des gens
qui ont perdu la vue un peu plus jeune.
Et puis des gens qui ont aussi perdu
la vue autour de 70 ou 80 ans.
C'est certain qu'il y a des
Il y a des grosses différences au niveau de la facilité d'accès,
beaucoup plus facile de d'apprendre le braille quand on a quatre ou cinq ans
que quand on a 70 ans.
Par exemple.
C'est beaucoup plus facile d'apprendre les
la mobilité, ces choses là.
Il y a une question d'autonomie donc.
Mais oui, je peux imaginer
que les deux que je m'imagine, si je perdais la vision cette année, les deuils que j'aurais à faire,
c'était de conduire ma voiture.
J'aime conduire des choses comme ça.
C'est sûr que c'est sûr
que ça doit être aussi assez difficile.
Mais ça, ça apporte aussi, ça apporte.
Il y a une communauté et puis c'est le fun
avec tout ce que tu fais, malgré que tu as perdu la vue,
t'es quand même que tu fais des choses que j'aurais aimé
faire. Plus jeune.
Je voulais, je voulais devenir comédien.
C'était j'ai envie météorologue.
Moi je veux être comédien,
tu vois, c'est aussi que tu fais tout.
C'est vraiment le fun que tu puisses faire
ce métier là.
Est ce que Est ce que tu te sens
auprès de.
C'est sûr que quand tu
tu tournes avec les gens de vestiaire, tu côtoies d'autres gens, des gens qui ont
d'autres types de handicaps, mais par exemple, que tu es au Gang show,
ou quand tu fais des choses comme ça avec des gens qui qui ont pas de handicap.
Parce que tout ça, c'est une perception
différente de ce que tu fais.
Hmm, une perception différente
de ce que je fais.
Qu'est ce que tu veux
dire ? Une perception différente de ce que je fais ?
Mais est ce que tu sens que les gens, les gens te traite différemment,
qu'il te traiterait si t'avais pas ?
C'est vraiment.
Du cas par cas,
on dirait que c'est jamais pareil.
Tu sais.
Je peux tu sais.
J'imagine. Jérôme. Toi tu l'a senti ça ?
Ça dépend vraiment.
Je suis justement plus plus connecté
à mon ressenti maintenant.
Mais oui, des fois je.
Je sais vraiment sentir que les gens c'est ça, m'abordent différemment.
Euh sur vestiaire,
tu sais, on est tous des personnes presque en situation de handicap, je sens pas vraiment.
Comment dire.
Tu sais, je.
Je me sens comme je me sens pas à part
si tu veux, mais vu.
Mais oui, il y a des fois où j'ai des
Tu sais ça là tu sais, comme dans le métier de comédien,
tu sais, tant que c'est plus dur.
Tu sais, j'entends
des fois des commentaires du genre tu sais, être comédien,
si tout se joue dans les yeux, puis toi, C'est ça qui est dommage.
On voit pas tes yeux parce que je porte
souvent des lunettes de soleil.
Tu sais, je cache mes yeux
parce que j'ai comme un stimulus assez important qui s'est intensifié.
Puis j'ai
Tu sais comme moi, ça a été vraiment
beaucoup de chirurgies dans mes yeux.
J'ai beaucoup de cicatrices, moi,
ça me rend vraiment mal à l'aise de montrer mes yeux.
C'est comme une blessure que j'ai
pas tellement envie de montrer aux autres.
Puis aussi, c'est
comme je vois encore la lumière des fois.
Ça, ça peut vraiment me déconcentrer.
Mais oui, une scène, les gros,
les grosses lumières, là ça va, ça va vraiment me déconcentrer pas ça va être niaiseux,
mais je peux être ébloui par moment.
C'est bien bon de cacher ça.
C'est pas niaiseux à une journée
comme aujourd'hui, là faut pas que qui est très très très lumineuse
vu le soleil qui a forcé Anik
Comment C'est quand même assez fort déjà.
Puis la neige.
Il ne faut pas que je regarde trop
directement parce que c'est éblouissant.
Oui oui.
Puis ça nous déconcentre de sentir
que ta concentration est comme divisée.
Moi c'est ce que ça fait.
On a tellement besoin de se concentrer
quand on circule, quand on est dehors, quand on travaille.
C'est que sinon, si tu viens mettre
une lumière dans les yeux, oublie ça, tu tombes en mode t'es déjà là.
Alors oui, oui, le contraste
quand quand t'arrives de l'extérieur, tu rentres dans un bâtiment,
surtout les bâtiments publics, là que tu rentres, puis là, dès l'âge d'entrée,
il y a comme très peu d'éclairage.
C'est pas juste des personnes malvoyantes que ça dérange
ce gros gros contraste de lumière.
C'est comme pas adapté.
Ben ouais, comme toi, j'imagine.
Je ne sais pas si tu prends le tunnel,
mais quand tu conduis, oui, on est super bright.
Là, tu rentres dans le tunnel
quand tu ressors là, Aïe !
Le contraste, c'est sûr, mais nous autres,
c'est le même, j'imagine.
Soit 1000.
C'est pas exactement ça.
Moi je porte mes lunettes.
Puis tu sais, c'est
le genre de commentaire.
J'ai déjà entendu ce malheur.
Toi à tes lunettes, on peut pas voir
le jeu dans tes yeux qui est de valeur.
C'est intéressant
quand tu parles du non-verbal des gants, tu parles du regard,
je remarque oui oui, quoi.
Et quand t'es aveugle, les gens un regard différent sur toi
que les autres à la base.
Et je remarque depuis que j'ai mon oeil
artificiel.
Normal, même les gens ont pas le même regard sur moi parce que mon oeil
artificiel a l'air plus vrai que le vrai.
Et oui, les gens,
même quand il est bon côté là, parce qu'il bouge et les gens me regardent
pas de la même façon.
Puis quand ils le voient, c'est cet oeil
là qui voit, qui passe, qui est beau.
Il est calme, il est bleu, bleu, bleu.
C'est vrai que les gens ont une drôle de perception
par rapport aux yeux.
Oui, mais.
Mais je le dit, ce qui est, ce qui est,
ce qui est de valeur, c'est qu'il y a encore des gens en 2026
qui ont ce type de commentaire là. Moi, je trouve ça absolument, absolument aberrant que des gens
te passent ce genre de commentaires là.
Je peux pas croire, je te crois.
Je ne dis pas que je te crois pas,
mais j'arrive pas à concevoir que des gens puissent être s'ignorant
encore en cette année.
Mais heureusement, ça va s'améliorer.
Je veux dire, on parlait,
on en a parlé l'année dernière.
Jérôme,
Rappelle moi le nom de notre invité l'année dernière
au début du premier épisode.
Micheline Et ben oui, Micheline, c'est ça.
Ouais. C'est qui ça ?
Mais je suis un Théberge. Et elle fut enseignante de vraie pendant très très longtemps.
Et puis elle a été impliquée dans toutes sortes
d organisations pour les personnes aveugles
au fil des années.
Donc, c'est ça.
Madame Théberge, une dame vraiment
gentille, mais là autour de je pense, si je me trompe pas, là,
elle a autour de 80 ans, c'est ça.
Donc, c'est sûr que, dans sa jeunesse,
à nous raconter un petit peu de ça, ça a été difficile.
Puis c'est sûr qu'à cette époque là, c'est encore vraiment
pas bien accepté aujourd'hui.
On a fait des gros progrès
continu dans le monde, c'est ça ?
Oui, puis on continue d'en faire,
puis tu sais, ça, c'est moi, les commentaires qu'on peut me faire,
je dire aussi sans jugement.
Le monde ont le droit d'avoir
leur opinion, mais c'est juste tu sais, je pense que de là
aussi vient ma motivation à œuvrer
encore plus dans l'oeil du public.
Parce que j'y aille.
Je veux briser comme bien oui, les tabous,
les idées préconçues, tu sais.
Pis je pense aussi que comme tu le dis,
tu sais, il y a une part de belle évolution depuis plusieurs années
et on est vraiment chanceux je trouve d'être aveugle en 2026.
Parce que oui, vraiment ailleurs, il y a
des belles ouverture d'esprit des gens.
Et puis je sens toujours
tu sais, des fois peut être.
Oui, il y a des commentaires
qui peuvent être maladroits, mais il y a jamais de méchanceté.
Je pense qu'il y a plus comme de curiosité
des gens qui sont mystérieux.
La cécité.
Puis tu sais comme toi Mathieu, tu dis que ça fait pas longtemps
que t'es dans la communauté des non-voyants, que tu les côtoies.
Tu sais, moi c'est la même chose pour moi.
Quand j'ai perdu la vue, je je capotais
parce que je connaissais pas ça, là, cette personne.
Tu sais, à part Andréa Bocelli puis Stevie
Wonder, j'en connaissais aucun.
Aucun aveugle.
Tu sais que ça m'a fait très peur.
Qui sait si peut être
j'avais croisé dans toute ma vie je pense.
J'avais pas.
J'avais croisé une personne non voyante
et quand je me souviens, j'ai des souvenirs de voir une personne
non voyante avec sa canne blanche.
Puis ça me pognait genre en dedans
j'étais comme à oh my god, Être aveugle,
ça doit être ce pouvoir entend bien.
Pas épouvantable. Je comprends, tu sais.
Oh mon dieu, tu peux pas concevoir de fonctionner sans la vue.
Ouais, il y a plein de monde qui sait, même si c'est normal,
ils connaissent pas ça.
C'est pas leur en vouloir.
Écoute moi ailleurs,
on remonte à six ans, Puis tu m'aurais dit que déjà
que tu disais déjà à des gens non-voyants qui utilisent des ordinateurs
à peu près aussi efficacement que moi, qui vont dans Excel, dans Word, qui font
oh je t'aurais pas cru.
Puis aujourd'hui
je travaille avec, avec avec Jérôme
Giroux qui fait entre autres,
nos guides d'utilisateur pour les propos.
Beaucoup de produits de cécité dans le paquet, d'autres produits
qui gèrent ça dans dans Word que moi même je m'y perd à occasion,
même si j'ai ma vision.
Et puis des fois je travaille
avec ma collègue Maryse, puis on a fichier
Excel, puis je la vois comme
on collabore dans les mêmes fichiers.
Je la vois flyé dans le fichier, puis je.
Elle est non-voyante,
elle oriente également.
Donc, donc c'est vraiment, c'est sûr, comme tu dis, il y a beaucoup d'ignorance,
il y a beaucoup de barrière.
Et c'est de l'inconnu, ce n'est pas ça.
Tu sais, c'est c'est ça, c'est la découverte d'un autre monde, tu sais.
Mais c'est pas parce qu'on connaît pas ça
que ça existe pas, puis que ça se peut pas.
Tu c'est comme un mec dans le fond,
comme on fait, on fait des produits et des technologies pour pour les gens
aveugles et basse vision.
Est ce que
est ce que les produits technologiques ça peut être des produits
de d'autres compagnies que là ?
Mais est ce que les produits
technologiques que tu utilises bien Oui mais là, moi je suis un gars,
Comment je fais pour savoir
si je l'avais fait bien du milieu ?
Puis on va te le dire mais c'est pas
grave, c'est nul ça peut être je n'est pas le nom bien moi c'est ça ?
Je sais pas vous autres, mais tu sais,
j'utilise beaucoup Beamer. Ok ?
Ben oui, oui oui, ça
c'est vraiment révolutionnaire.
Capoté
surtout depuis que le et aïe dedans.
Ben oui, tellement d'excellents services.
Qu'est ce que j'utilise aussi beaucoup bien mon pèse personne, Ok.
Ben oui, lâche pas, Ok,
c'est le fun que ça existe.
Mais oui, le rien terme pensée.
La Pen utilise de moins en moins,
mais il m'a été très très utile pendant un bout.
Puis ça non plus pour nous autres.
Mais tu sais, j'ai ma ma télécommande parlante, mon Google home à nous autres,
tu sais, qu'est ce que je sais ?
Les autres
Pis mon blind square avec eux, c'est pas nous,
mais c'est un très très bon service aussi.
Mon dieu, qu'est ce qui manque là ?
Dites moi ça ?
Est ce qu'il y a.
Qu'est ce que tu utilises pour ?
Est ce que tu utilises des ordinateurs ?
Est ce que tu utilises
un lecteur d'écran ?
Non, non.
Ok, c'est ça, C'est ça.
Paraît que je tombais aveugle.
Ben non, C'est comme ça qu'on dirait à la pire âge parce que j'ai
pas essayé de réapprendre à travailler sur un ordinateur parce qu'on dirait
juste le fait que la souris a disparu là.
Donc je trouvais ça inimaginable.
Aller sur un ordi,
tu sais, j'ai essayé là, j'avais comme des cours à l'institut,
puis à un moment donné, je veux être.
Non, là j'ai trop de choses à apprendre.
Je je trouvais ça tout moche
que j'utilise vraiment mon téléphone.
Puis des fois je me dis éventuellement
peut être je vais avoir un iPad, mais parce que de manière tactile,
c'est plus facile, tu sais.
Ben oui, je comprends hein, mais ça, tu vois, ça
c'est quelque chose d'intéressant que tu apportes comme point.
Et parce que toi tu es jeune, moi j'ai connu beaucoup de personnes
qui sont des personnes aveugles, qui ont un certain âge, qui au contraire
eux y trouvent ça très difficile d'appréhender
la navigation sur un écran tactile.
Ah oui, c'est vraiment intéressant.
Oui, un parc là un là,
La clé, je veux dire avec est plus là.
Oui, oui, oui. C'est pour ça que je dis ça.
J'ai été chanceuse quand même, là.
Tu sais, en fin de semaine,
je parlais avec mon chum, nos enfants,
Tu sais que il y a pas si longtemps,
c'était des téléphones à roulettes.
Oui, j'aurais capoté là, composer les téléphones avec
un téléphone à roulettes, là, tu sais.
Mais non, c'est juste dirait une série
appelle telle personne, c'est super.
Huit Là, tout est tellement efficace.
Moi, j'ai changé dernièrement
pour le dernier iPhone.
J'essaie de me garder tout le temps
le plus à jour à ce niveau là,
parce que ça va tellement vite.
Là, ça fait des bonds de géant
à chaque fois, de ah oui, des générations.
Mais oui, j'utilise pas d'ordinateur,
je m'en vais un peu.
Pis même le braille aussi,
j'aurais aimé l'apprendre.
On dirait que c'est comme le temps
qui manque pour l'apprendre.
Mais j'aimerais beaucoup
au moins apprendre le braille abrégé.
J'ai essayé un peu avec des amis, ne serait ce que pour jouer aux cartes.
Tu sais, c'est un mot quand même là,
parce que je peux.
Mais oui, les jeux de société,
moi j'aime bien, ça me plaît comme tout.
Qu'est ce qu'est ce que je peux faire ?
Tu sais, à part brasser un dé,
je peux pas faire grand chose.
On dirait.
Hmmm bah écoute,
ça nous donne un pont parfait vers notre segment de débat, du moins où on va
parler justement du du braille.
Donc c'est ça.
Écoute.
C'est quoi
l'importance pour toi du braille ?
Puis je suis bien à l'aise,
comme je te disais avant qu'on commence à.
Il n'y a pas de bonne
ou de mauvaise réponse à.
Bien, comme je viens de le dire,
tu sais, moi on m'a déconseillé de la prendre quand j'ai perdu la vue
parce que on m'a dit que c'était c'était
C'était plus utile pour une personne qui commence
son parcours scolaire.
Tu sais que moi j'avais déjà fini
l'université quand j'ai perdu la vue, je n'avais pas besoin de lire
les gros manuels ou quoi que ce soit.
Puis avec la synthèse vocale,
maintenant, je.
Ah, c'est plate,
mais on n'en a plus besoin.
J'écoute des livres
audio, mon clavier vocale, donc tu sais, dans la vie quotidienne,
c'est vraiment pas utile.
Tu sais.
Mais comme je viens de dire, tu sais quand mettons quand c'est Noël
ou quand on veut jouer, mettons pendant aux cartes ou Moi
j'aime bien ça jouer au scrabble.
Tu sais, j'en
ai un scrabble avec du braille abrégé.
Eh bien je suis pas capable.
Ça fait que je trouve ça
poche de pas être capable de de connaître ne serait ce que tu sais,
les cartes à jouer c'est.
C'est pas tant que ça.
Tu sais, si je m'y mettais, sûrement
que d'ici un mois je serais capable, mais c'est comme.
C'est comme apprendre une langue,
il faut constamment.
Oui, oui, tout à fait.
C'est étudié, puis étudier et puis répéter dans un même point de base,
là par exemple, pour étiqueter des des,
un micro-ondes, Ouais, ou des choses.
Et vraiment, maintenant,
j'ai soit des points tactiles, oui, j'ai des points tactiles,
puis sinon t'es rien ma
C'est drôle, mais ma ma laveuse sécheuse et tactile qui elle a
toutes des tonalités différentes.
Ah ben oui oui.
Puis je pense
qu'ils sont rendus là l'affaire des des machines à laver compatibles
avec Boy Sauveur connais que dans ton iPhone
pis tu peux partir de brassées brassées.
Oui oui oui, 105 font ça, entre autres.
Puis ça agace les voyant,
mais tout est honnêteté là.
Différence.
Alors une utilité,
puis les faire bien, oui, pourquoi pas.
Les fans intelligents, ça leur utilité d'être dans leur gadgets
pour beaucoup de gens, mais pour nous ça peut être une nécessité.
C'est c'est effectivement.
Je me souviens il y a sept huit ans,
mon frère s'est acheté un four qu'il fait contrôler avec son téléphone,
puis je riais de lui.
Puis je disais tu as un rein, puis.
Puis aujourd'hui,
je réalise que effectivement pour pour, c'est pour non-voyants d'avoir un four
qu'on peut contrôler.
Partir à partir, c'est
pas nécessairement le désir.
Ils veulent partir à distance.
C'est plus l'idée de dire je peux
configurer la température, le mode, etc via le téléphone parce que effectivement
ils s'en viennent tous.
Un vient, c'est un bouton,
on s'en va vers un monde.
Puis je trouve ça vraiment dommage.
On s'en va vers un monde où tout est des.
Je voyais même les consoles de jeux vidéo,
les PlayStation, ils parlent de faire des manettes, pas de boutons avec juste un écran,
un écran tactile, hein ?
Ah oui oui, de PlayStation.
En fait, sortir un concept et sa main de manette, puis de bouton,
c'est tout un écran tactile.
C'est sûr que dans cette optique là.
Mais d'un autre côté,
il y a beaucoup de compagnie, entre autres, qui est aux États-Unis,
et la compagnie Brava qui sur four à convection portable, c'est un four
qu'on peut mettre sur le comptoir.
Je comparerais ça un foyer, mais c'est
pas tout à fait la même chose car rires.
Mais ils ont une application qui permet de
les contrôler à partir de son téléphone puis qui rend ça 100 % accessible
à un tel point que cette compagnie là.
Bravo !
Viens dans les conférences américaines
sur l'accessibilité, là y sommes, ils sont présents, ils ont des kiosques là,
puis ils sont vraiment intéressés à rendre leur produit plus accessible pour.
La communauté de non-voyants.
Mais pour d'autres communautés aussi.
Donc c'est vraiment, je trouve ça vraiment
le fun qu'au moins les compagnies, de plus en plus, il y a une certaine une certaine facilité face à ça.
C'est un peu ça aussi, Oui, évidemment,
un rejet par rapport au vrai.
Je m'inscris un peu en faux par rapport à l'idée
que ce soit pas utile dans le quotidien.
Mais c'est vrai que je trouve dommage que.
Puis dans un sens, on va peut être me reprocher
ce que je vais dire là, mais j'étais qui était content de te l'entendre dire
qu'on avait déconseillé de la prendre parce que c'est pas.
Tu sais,
je ne veux pas personnaliser du tout les débats, puis ce que ce qu'on constate
souvent en tout cas, du moins dans notre monde ici au Québec,
c'est peut être moins comme ça ailleurs.
Je l'espère.
On dirait que la réadaptation semble ne pas voir l'importance vraie.
Et puis pour moi, ça, c'est un problème.
Tu étais jeune, t'es dans la trentaine, t'aurais
pu vouloir la prendre pour t'aider à, je sais pas moi,
te trouver un autre emploi après, il y a plein d'arguments
qui fait qu'on aurait que qu'on aurait pu considérer que ça avait
du sens de te faire apprendre.
Le braille.
Ouais, je comprends.
Oui, peut être qu'il y a cette idée là
de faire tourner un peu les coins ronds.
Mais tu sais, dans la situation
dans laquelle j'étais, j'étais un jeune maman
qui avait un enfant de deux ans.
S'occuper de ça à temps plein, tu sais, c'est remettre les priorités
aux bonnes places. Tu.
Puis moi, en toute honnêteté,
je pense que c'est jamais retravailler.
Tu sais comme le si j'en reviens pas encore aujourd'hui que je vais faire
comme une autre année, genre je vais faire une déclaration d'impôt
parce que j'ai travaillé, c'est comme ça que j'allais
être sur l'invalidité jusqu'à la fin.
Mais non, l'invalidité mon dit ben non, tu te tapes le droit à côté, tu. Tu sais, quand tu dis j'aurais
pu me retrouver du travail, Oui, mais je pense, Tu sais, c'est là où la notion
de perdre la vue en cours de route, puis perdre la vue au début de sa vie, ça,
ça allait vraiment comme des gros impact
sur la suite des choses.
Tu sais. Ouais, c'est vrai.
Pis tu sais, moi j'ai.
Je vis dans un des blocs qui appartient
à la Fondation des aveugles du Québec.
Eh bien, tu sais,
la plupart de mes voisins, c'est tous des gens qui ont qui ont
qui ont justement un des des complications avec leur vue au cours de leur vie,
ce qui fait que c'est beaucoup d'isolation, peu de motivation.
Tu sais, les personnes aveugles
qui travaillent sont pas dans ces blocs là,
tu sais où ils sont peu en tout cas.
Fait que si il y a tout un débat à avoir,
oui, mais il y a tout un débat aussi à avoir par rapport à qu'est ce qu'on fait
pour vraiment aider des personnes en assistées à l'âge adulte ?
C'est vraiment toute une autre game
tu sais.
Puis j'ai vraiment l'impression
que tu sais, c'est sûr que la jeunesse c'est toujours
ce qu'on veut le plus encourager les enfants, on va toujours
vouloir les tirer vers le haut, puis on va toujours être là pour donner
les meilleures ressources aux enfants.
Mais c'est là aussi ça,
ça vient changer la donne.
Tu sais, les adultes, malheureusement,
sont un peu laissés à eux mêmes. Là.
Oui, pis ça, là,
tu sais, à mon avis totalement.
Je pense que on sait à peu près
comment on veut faire de la réadaptation au niveau de la jeunesse,
on sait à peu près comme on veut le faire ou en tout cas
qu'on peut le faire au niveau des aînés.
Je pense qu'il
y a eu quand même un bon travail de fait là dessus
dans les dernières années.
Mais les adultes, on dirait que,
comme tu dis, on sait pas trop exactement
qu'est ce qu'on devrait prioriser, comment au delà de dire oui
mais c'est du cas par cas, ça dépend des objectifs de la personne,
ça dépend de ce qu'elle veut faire dans la vie dedans, quelle façon qu'elle
ait de la vitesse, de la perte de vision.
Et ce n'est.
Ben oui, ce qui est vrai.
Mais tu as raison, je pense que peut être une réflexion
plus large là dessus à faire, c'est ça.
Puis il y a tout
l'enjeu de détresse psychologique.
Tu sais, je sais pas moi,
tu sais, toi Jérôme, je sais pas qu'est ce que t'as d'autre t'as dû affronter
que comme épreuve avec ta cécité.
Mais moi je peux parler pour pour ma part
ou pour la part des personnes que je connais
qui ont qui ont perdu la vue.
Tu es un peu dans pas
dans les mêmes tranches d'âge que moi.
La grosse détresse psychologique
là c'est une grosse dépression là, qui à qui on fait
face là, Tu sais, c'est dur après de dire à cette personne là elle vient ici,
on va t'apprendre à lire le braille, faut avoir la motivation, C'est un des symboles avec la canne blanche
du fait d'être aveugle.
Effectivement,
c'est sûr que c'est beaucoup.
Ouais pis le H aussi des handicapés,
le petit bonhomme en décapé aussi tout ça.
Tu sais, il y a comme plein de stigma et tout ça fait que.
Non, non, c'est quelque chose.
Mais tu sais, oui, c'est vrai, c'est spectaculaire quand même
qu'on puisse dire à quelqu'un non, je te déconseille d'apprendre le braille,
mais c'est parce qu'il y a comme plein d'autres enjeux
qui entrent en ligne de compte.
Là, tu sais.
Ouais que Ah non mais c'est ça.
Puis c'est ça le fun.
Parce que tu sais,
vous travaillez dans une entreprise, tu sais qu'il y a un
qui a le vent dans les voiles pis que ça, ça aide justement les personnes aveugles,
puis ça permet aux personnes justement assistées de travailler,
d'avoir des bons emplois.
Puis j'entends Jérôme, j'entends la joie aussi dans ta voix.
Je trouve que t'as l'air de dégager
une belle joie de vivre.
Puis, puis bien c'est ça,
c'est pour ma part, c'est
Je ne veux pas dire ça, mais tu sais,
j'entends que t'es un gars qui mord dans la vie puis que t'es quand même
rempli d'ambition et de motivation.
Et c'est pas faux.
Mais on a des défis,
il y en a des défis tout le temps.
Tu sais,
on n'est pas toujours là où on voudrait.
Puis je m'inclus, mais oui, c'est vrai
qu'on est chanceux d'avoir des opportunités comme la nôtre.
Bien oui, il.
Cela dit, il faut.
Faut dire que c'est pas.
C'est pas juste le milieu de la déficience visuelle qui fait travailler
des personnes aveugles.
Faut quand même le spécifier, non ?
Ça c'est vrai, mais d'atteinte
en est la preuve, entre autres.
Mais c'est quoi ?
Oui oui, et c'est le fun de vivre.
Je serais curieuse, ouais,
mais je serais curieuse de.
Je sais pas, il doit pas avoir
des statistiques là dessus, mais j'ai l'impression que c'est
comme si ça ne regarde que moi.
Est ce que je vais dire.
Mais j'ai vraiment l'impression
que les personnes qui sont aveugles et qui sont sur le marché du travail, c'est souvent des gens qui sont nés aveugles.
Parce que comme je viens de te dire, le meilleur de toute la santé mentale
ont pas été impactés.
Est ce qu'on rate ce que je veux dire ?
En tout cas, il a été moins.
Oui, mais on en avait.
Je sais qu'on avait à l'époque
un collègue qui travaillait avec nous, qui lui avait perdu de la vue ou quoi
de son adolescence.
Donc il y a certainement
des contre exemples, mais.
Mais je pense que tu as peut être raison,
mais c'est peut être.
Puis c'est comme je mentionnais
un peu plus tôt, il y a des.
Il y a peut être une facilité supplémentaire
et je ne dis pas que c'est facile, mais disais, c'est peut être
un petit peu plus facile pour quelqu'un qui a pas eu à vivre
le deuil de la perte de besoins, tout ça, de s'adapter
puis d'avoir un peu plus d'autonomie.
Il y a peut être une petite portion à ce
niveau là qui est un peu plus facile, mais on le voit, je puis l'exemple parfait.
Tu t'es un peu créer ton propre emploi,
te donne des conférences, donne des spectacles d'humour, des comédiens, donc tu es un petit peu
créer ton propre emploi.
Et puis je trouve ça,
je trouve ça absolument génial, mais aborde un sujet
qui est quand même pas être qui est quand même très intéressant, puis je trouve pas assez abordé,
peut être encore tabou un peu la santé mentale par rapport
à la perte de vision.
Est ce que tu trouves que.
Est ce que tu considères
que ça a été pris suffisamment au sérieux par la réadaptation, cet aspect là et que t'as eu la prise en charge
des t'arrêtes souhaité avoir ?
Ouais, oui, j'ose dire que oui
parce que j'ai dit oui tu sais.
Et comme j'ai dit tantôt, moi j'avais
j'avais un petit garçon de deux en fait, que tu sais, et tout le monde était là pour moi, mais avant tout pour mon enfant.
Tu sait comme il faut que l'enfant
soit dans un environnement sécure.
Tu sais que c'était comme blindé
de tous les côtés là ?
Tu sais, je manquais pas de ressource, puis
je manquais pas d'être fait que tu sais.
Ç'a été une chance à quelque part de d'avoir mon fils
qui était si jeune à ce moment là.
Parce que autrement,
je sais pas si toutes ces ressources là se seraient déployées pour moi,
tu comprends ?
Oui, mais qu'est
ce qu'on était comme deux !
Mais.
Mais il y a une grosse,
une grosse part de déficit.
C'est ça qui revient aussi parce qu'il y a une question d'état d'esprit
où on peut décider.
On arrive face à un obstacle, que ce soit qu'on devient aveugle,
qu'on a un accident, qu'on a.
Si on a ça, on peut décider de s'apitoyer
sur son sort, se refermer puis rien faire.
Et à l'inverse, on peut décider de se relever
les manches et de foncer.
Puis bon, c'est sûr qu'avec un enfant
un petit peu fait le choix pour toi, mais tu as fait le bon choix de te relever les manches,
puis de décider de foncer vers l'avant.
Ouais, ouais, ouais, ouais.
Puis un autre truc, c'est pas ça.
Mais j'avais envie de dire ça depuis.
Je sais pas si je peux me permettre, mais.
Ben oui, il y a un truc que je remarque
Jérôme Je sais pas
si tu vas être d'accord avec moi, mais tu sais, comme moi
je pense que le bout le plus difficile de m'assister ça a été quand j'étais
un peu comme entre les deux.
C'est que voilà, encore un petit peu.
Ah ok, je vois plus pantoute là,
tu sais qui c'est ?
Il y a beaucoup de gens dans la communauté
des aveugles qui sont entre les deux, qui vont se faire saigner des yeux
pour lire une étiquette et qui vont refuser de prendre la canne
blanche par orgueil.
Pis que tu sais, moi tu vois
pour dit un gros merci à la réadaptation parce que moi j'ai eu des coach de canne qui m'ont dit là
on va te bander les yeux, on oublie ça,
Arrête de forcer des yeux,
on baisse les yeux puis viens t'en, on marche, tu sais, ça fait que tu sais
à un moment donné, quand quand t'es juste comme tu sois, te fie à ton ouïe,
puis à ta, à tes sens kinesthésique tête comme t'as plus peur de rien
on dirait.
Tu sais.
Ouais, ça fait moins peur.
Parce que là, c'est en train de mentir, ça vient des arbres,
J'ai peur des araignées.
Des fois chez moi.
Ah parce que tu peux pas
savoir où ils sont ?
Ouais. Toi, t'es tu peur des araignées ?
Pas du tout.
J'ai moi, j'ai grandi avec
parce que tu en a jamais vu un petit, mais j'ai jamais vu.
J'ai toujours vu.
J'ai toujours vu ça
comme des bébêtes inoffensives et je vais participer avec toi là dessus.
Oui, oui, c'est que.
On avait une espèce de qui entourait notre maison quand j'étais petit,
fait éclater les toiles d'araignées.
C'était épouvantable comme steak.
Il y en avait, je suppose.
Je comprenais pas pourquoi
tout le monde capotait avec ça.
Mais ça c'est drôle et on a toutes nos peurs.
Il y a une peur panique du feu à. Oh, juste de voir mon meilleur ami allumer son lighter s'il n'y a pas,
si il n'y a pas de lumière dans la pièce.
J'essaie de ne pas regarder trop.
Je suis pas.
J'aime pas ça.
Est ce que ça voit la flamme ?
J'y verrais pas la flamme elle même,
mais je veux voir la lumière qu'elle va faire sans chandelle allumée.
J'y vois la lumière de la chandelle.
Bien, c'est que c'est une chandelle parce que c'est une lumière
qui vacille un peu à une ampoule.
Une ampoule qui est une lumière
qui est fixe,
Qui ?
Je je vois une chandelle à quelque part.
C'est sûr que je vais maintenir loin,
puis que je vais y faire très très, très attention.
J'aurais tellement peur de l'accrocher.
Je vais savoir, parce qu'elle
est plus proche qu'elle l'est en réalité.
Ah ouais, ouais,
on apprend à avoir des peurs comme ça.
J'ai failli me faire écraser un jour.
Puis depuis ce temps là, souvent, j'ai
tendance à percevoir les voitures un peu plus proches
que qu'est ce qu'ils sont en réalité ?
Parce que j'ai peur de me retrouver
dans une voie que je devrais pas être.
Je suis clean, c'est clair.
Puis en plus t'as quand même peur,
même si t'as jamais vu ça.
Un cadavre écrasé
en plein milieu de la rue.
Ouais, c'est toi Moi, Moi j'ai déjà vu ça.
Quelqu'un se faire frapper.
Puis des fois je me dis ça, je suis comme
je peux, tout inversé le non, non non, non, non, en fait c'est ça,
ça fait peur des fois.
Pour ça, je suis comme Aquin,
mais les feux sonores partout, un peu comme en Australie,
en Australie aussi.
Ah ouais ?
Ah ouais ?
Ah ben tu vois,
je savais pas, tu me l'apprends.
Ou comme au Japon, là où il y a
tant de poutrelles un peu partout à Rome aussi, c'est quand même
qu'est ce qu'on fait ici ?
Oui, ça oui.
Et puis haut et fort
et accessibilité universelle, oui.
Puis quand il y en a, des feux sonores, des fois sont brisés
puis ne fonctionnent pas comme celui qu'on a à côté, notre bureau.
Là, en avoir fait trois
à toutes les semaines, ça se règle.
Mais ça, c'est scandaleux,
je trouve, C'est vraiment, c'est vraiment,
Oui, absolument,
c'est le bon mot. Scandale.
Oui, ça fait au pire, même au prix
qu'on les a payé là, comme contribuable.
Si au moins il fonctionnait,
je crois bien.
Tu vois, ça fait partie
a encore comme des raisons que nous autres on est aveugles,
on veut aller travailler, ça c'est c'est le sac ci dessus, tu le fais
puis vous nous l'enlever ?
Ouais, franchement, c'est
comme si enlevait des stops aux voitures ou tu sais on peut pas faire ça,
enlever des panneaux de circulation.
Ouais, bien fait l'expérience quand un feu de circulation
fonctionne pas avant panne de courant.
Puis regarde quand même les automobilistes
et puis et puis et puis regarde comment le trois as départ,
ça venait régler la situation.
Ouais, c'est ça.
Ouais bon, on réglera pas tous les maux,
mais ouais, c'est ça.
Bob Écoutez, on va on va.
Merci beaucoup Christine.
Ça a été et c'était super le fun
de parler avec toi.
On va te laisser le mot de la fin.
Est ce que tu veux nous parler un petit peu de secteur,
tes services comme conférencière ?
Est ce que à l'entreprise
oui, peut être bien.
Ben oui, à tout le monde
qui serait intéressé.
Je donne des conférences sur justement comment dépasser les épreuves,
comment faire face à l'adversité, comment s'adapter aussi aux changements.
Que j'aborde plein de beaux sujets
qui peut, qui peuvent résonner avec pas mal tout le monde je pense.
Et puis à chaque fois, j'ai
toujours des super, de bons commentaires, donc voilà.
Puis je sais pas si je peux plugger ça,
c'est quand est ce que ça va sortir au mois de mars, au mois de mars,
le trois, le troisième jeudi de mars ?
Qui ?
Le 19 ?
Ouais,
j'imagine que je peux que c'est que c'est teinté par ton parcours
et j'imagine comme conférences.
Ah oui, c'est certain.
Ben oui, mais oui, oui, je.
Qu'est ce que tu voulais plugger ?
Ah j'allais dire que bien, vu que ça va
sortir en mars, je pense que je peux.
Je peux l'annoncer,
mais je vais être en spectacle au Jésus le 30 avril.
Ça fait qu'il va voir ça se tenir à l'affût parce que je vais voir
plus de détails sur les réseaux sociaux, mais avec des amis, on est sur un projet, des humoristes
en situation de handicap avec moi, on va faire un spectacle d'humour
le 30 avril au Jésus à Montréal.
Fait que si jamais ça intéresse des gens, ben oui, une belle occasion de venir
rire un bon coup.
Ben oui, Mais malgré ça, quand tu auras, quand tu auras un peu plus de détails,
on en voit moins qu'au réel.
Et puis souvent, quand
il y a des spectacles de ce type local, par exemple, la Fondation des aveugles
fait des spectacles tout.
On achète quelques billets pour les fêtes,
tiré par les employés et en même temps, ça,
ça promouvoit la cause.
Puis ça, les gens aiment bien ça, les voir
aller voir le spectacle du monde.
Donc tu vas voir, ça certainement,
Va t'acheter quelques billets
pour les faire prendre un peu de plaisir.
Très très cool. Bon ben ça veut dire de jaser avec vous deux.
Ben oui, absolument.
Ça me fait plaisir également.
Ben oui, moi aussi.
Pour ce mois de mars,
on voulait faire un truc qui a su, qui était en lien avec la base.
Donc on a enregistré ce segment au mois de février
qui est le mois de la basse vision.
Alors on s'est dit
que pour être conséquents, on allait parler de produit base vision.
Alors avec moi
pour ce segment, aujourd'hui, j'ai.
Éric Beauchamp
qui travaille depuis quelques années et que je vais te laisser
te te présenter à nos auditeurs.
Merci Mathieu, ça fait plaisir
d'être avec toi aujourd'hui.
Et puis c'est ça mon nom Éric Beauchamp
Je suis directeur de la gestion de produit
ici chez Hummingbird.
Je suis avec la compagnie
depuis quatorze ans.
J'ai été engagé
comme ingénieur en informatique au départ, donc j'ai travaillé
sur plusieurs produits, dont un des produits
qu'on va parler tantôt, mais aussi pour ceux qui connaissent
un peu les produits braille.
J'ai commencé mes jours
à travailler sur le latex qui est un preneur de notes braille.
Puis après ça, j'ai migré
un peu dans le pratique management ou la gestion de produits
car j'ai tombé en amour avec la de
Et puis je me suis lancé dans la gestion de produit
et j'adore ça depuis ce temps là.
Donc ça me fait plaisir aujourd'hui
de vous parler un peu des produits dans la vision
qu'on a ici chez eux.
Car dans mon passé, j'étais le
gestionnaire de produits pour la vision.
Parfait.
Alors le produit pour la base de vision,
aujourd'hui, c'est notre collègue
qui est basé aux États-Unis.
Rogers est unilingue anglophone.
Éric a bien accepté
de faire le segment pour lui.
Alors aujourd'hui,
on va parler de produits for Windows, qui est le produit le plus récent
dans la gamme des produits de base.
Donc les dimensions comprennent
plusieurs choses, comme les électroniques explorent.
On a les réparés de Bureau Review et on a un produit phare Windows
qui est un nouveau produit.
Par contre, Prodigy c'est pas nouveau,
ça existe depuis un certain temps.
Tu nous fais un petit
une petite ligne du temps, de ce qui produit tout ce que ça vit
certainement.
Donc, quand je vous ai dit
tantôt dans mon introduction, j'ai travaillé sur la apex, j'ai commencé sur la apex, mais après ça,
on m'a mis sur un nouveau projet en 2012, environ 2011 2012 qui s'appelait Prodigy Duo et Prodigy
Destop.
C'était les premiers appareils où les les premières télés visionneuse
qui portaient le nom Prodigy.
On avait une visionneuse de 20 pouces
et l'autre de 24 pouces.
Puis c'étaient les premières
aussi intelligentes du marché.
On n'avait pas de table
du tout sur l'appareil et il y avait un modèle où c'est
qu'on pouvait brancher une tablette, une petite tablette
cinq pouces et l'enlever.
Elle l'apporter avec nous.
Donc c'était très portable.
Donc cet appareil là s'appelait Prodigy.
En 2017, on a réinventé Prodigy, on a inventé un produit très portable
qui s'appelle la Prodigy Connect douze.
Pour ceux qui connaissent pas, c'est quoi
la connect douze ?
C'est une tablette Android qui se branche à un support qui nous permet d'utiliser
l'environnement Android, d'en avoir accès à l'internet,
à nos courriels et tout.
Mais Prodigy est devenu le logiciel
qui était pour qui était adapté pour les gens à basse
vision sur l'appareil Connect douze.
Et puis en 2024, en juillet
plus précisément, on a relâché MHD sur le marché
Prodigy pour Windows.
Donc je vais vous le dire
que vous pouvez le deviner.
On est passé de Android à l'environnement Windows.
Donc qu'est ce qui nous permet
un peu d'aller chercher les utilisateurs ?
Un peu ? Bien, un peu.
Je me disais un peu, pas mal.
Tout le monde professionnellement
utilise Windows de nos jours, il y a beaucoup d'industries,
que c'est leur environnement de travail, donc c'est pour ça
qu'on a décidé de porter Prodigy.
Le logiciel
vers les environnements Windows.
Donc si je comprends bien, pour
point de vue, pour Windows, si je veux l'acquérir par exemple,
faut que j'inverse, on vend une tablette et
et le logiciel ensemble, c'est bien ça ?
Mais si vous êtes intéressé par Projet
Windows, vous devez premièrement télécharger le logiciel pour une période d'essai
de quatorze jours.
Puis, si vous voulez mon offre,
plusieurs forfaits en neuf trois ans,
neuf logiciels seulement.
Donc si vous avez déjà un portable Windows
avec une caméra quelconque qui peut vous servir pour prendre des captures,
pour être capable de reconnaître le texte
parce que c'est ça que ça fait.
Gens pour Windows, le fait juste acheter
le logiciel, vous procurer le logiciel.
On a deux autres offres
qui est la deuxième, c'est
le logiciel avec une caméra de documents.
La caméra document est faite spécialement
pour capturer des documents, donc elle est à la bonne hauteur.
On optimise le logiciel Prodigy
pour Windows, pour cette caméra là en tant que tel.
Et puis la troisième
offre, c'est l'ensemble complet.
Donc on a la tablette Surface avec la même caméra document avec un clavier Bluetooth
et une souris Bluetooth.
Donc je peux le faire.
Je pourrais aller chez mon m'acheter
un ordinateur portable avec une webcam, acheter simplement le logiciel,
mais j'imagine évidemment, on aura peut être pas des résultats
avec une webcam à 60 $.
Une vraie caméra de documents
comme celle qu'on couvre par exemple.
Exactement. Exactement.
C'est très bien dit. Parfait.
Ben écoute,
on va vous compléter par un petit peu de qu'est ce que, qu'est
ce qu'on peut faire avec pour Windows ?
C'est quoi les fonctionnalités ?
C'est quoi les choses qui.
Puis je pense qu'on a eu une mise à jour
assez récente.
C'est quoi l'hiver ?
Donc peut être par souci de cet usage là, mais je vais commencer par un par rapport au pourquoi on est allé le
logiciel, elle va offrir un produit tout en un.
Le logiciel nous permet d'être
un peu plus flexible envers l'usager, donc l'usager peut apporter son
ses propres appareils et utiliser Prodigy
la même chose que si on pourrait acheter le logiciel avec l'appareil
en tant que tel en même temps.
Mais notre marché cible, c'est
surtout les utilisateurs et les professionnels,
Puis les gens avec une base, ils ne veulent pas
être différents des autres, donc cela nous permet
de s'adapter à l'usager.
Comme je viens de vous dire.
Donc, on peut utiliser
les appareils de l'usager.
Qu'est ce que Prodigy vous apporte
ou qu'est ce que Parigi peut vous offrir ?
Mais premièrement,
on peut faire de la magnification en utilisant la caméra de document,
donc on peut zoomer à l'intérieur du document
ou zoomer à l'extérieur du document.
On peut prendre des captures puis la capture en ayant la capture,
mais on peut reconnaître le texte sur le document
qui est en dessous de la caméra.
Ça, ça nous permet de remplacer le texte par un texte vectoriel
que nous, on a appelé un peu un terme marketing.
On appelle ça le dossier ménage.
Je suis pas sûr comment traduire en français,
mais le marketing utilise dans les ménages pour pour, pour ce texte vectoriel
qui est.
Quand je dis texte Victoria, c'est un peu comme le texte que vous avez dans Word
quinze, utilisez Word, mais le texte est très très très de bonne
qualité est une très bonne qualité, donc on peut magnifier jusqu'à 40
sans perdre la qualité du texte.
Donc ça nous permet premièrement
de magnifier à très haut niveau, puis d'être capable de continuer à lire
si on le veut.
Mais en même temps,
ça nous permet de demander à la machine ou à l'ordinateur
de commencer à lire le document pour nous.
Donc si on a on est fatigué,
on a pas vraiment de lire parce que nos yeux sont fatigués,
on les a trop forcé pendant la journée, mais à ce moment là on fait juste, on passe le petit bouton play
et puis la lecture commence.
Donc on peut et on peut aussi voir la lecture,
mais aussi si on veut avoir la lecture.
On a plusieurs couleurs de contraste
pour s'adapter à la personne.
Et il y a aussi une application
qu'on a à l'intérieur qui permet à l'usager de se connecter
à des librairies virtuelles.
Donc il va.
Qu'est ce qui permet d'aller naviguer
à travers des des milliers de livres et puis les télécharger
et avoir accès à ces livres là virtuellement au niveau de l'application
des livres, des bibliothèques ?
Est ce que ça veut dire
que les gens qui sont au Canada peuvent se connecter au SQL Server
québécois, de l'adapter ou encore à la bibliothèque canadienne
ou Epson en supporte les librairies ?
C'est là et puis SQL là pour le marché canadien.
Parfait.
Et aussi, on a rajouté tout récemment
comme dit Mathieu dans la dernière version, on a rajouté
de l'intelligence artificielle.
Pourquoi pas.
C'est
C'est le moment
d'acheter l'intelligence artificielle.
Tout le monde en parle, c'est
la saveur du mois, un petit peu.
C'est la saveur du mois. Exactement.
Donc l'intelligence artificielle
nous permet premièrement d'être très efficace
si on n'a pas beaucoup de temps.
Ça nous permet de résumer par exemple
un texte qu'on a pris en capture.
Si on regarde une scène à distance,
ça nous permet aussi de nous décrire
la scène qui est à distance quand même
bien, l'application livre Quand on lit un livre, on va avoir un résumé,
mais c'est très facile de demander à l'intelligence artificielle
de nous faire un résumé de ce livre là ou ne nous sortir les points principaux
d'un chapitre par exemple.
Donc il y a des gens, ça a été ajouté
à l'intérieur de la pièce en livre à l'intérieur de l'application loop qui nous permet de faire ces tâches là.
Mais en même temps, on a fait
une application totalement séparée de Loop et de live qui devient un peu ici,
je pourrais dire un peu un Shaggy pity.
Dans Prodigy, on peut poser une question
à l'intelligence artificielle, puis nous guider.
Bon, je ne sais pas qu'est ce que je pourrais faire
comme souper aujourd'hui avec du poulet.
Donc on pourrait poser la question
par exemple à l'intelligence artificielle, à la Prodigy, et puis ils pourraient
nous répondre à ce moment là.
C'est la nouveauté qu'on a dans la nouvelle version
qui vient tout juste de sortir avec
Windows fait Donc on n'est pas limité
à des questions préfabriquées.
On peut soi même
taper ses propres questions, puis puis avoir les réponses
à ce moment là.
Exactement.
On n'est pas limité, Non, on a un suggère.
Il y a quelques questions qu'on suggère.
Si vous voulez un peu d'aide, savoir que c'est poser comme question
à l'intelligence artificielle.
Mais on n'est pas limité à ça.
Parfait.
Bon, bien, merci beaucoup
Éric, Ça a été vraiment très très très très apprécié
comme comme segment.
Est ce que c'est quelque chose
que tu pourrais rajouter pour eux ?
Pour terminer ?
Bien, merci pour l'invitation.
Et puis si on voulait avoir plus
d'informations, ça prendrait du Windows.
Vous avez juste à aller sur le site
internet du Manoir, comme vous allez avoir l'information là.
Comme mentionné au début,
on a plusieurs autres appareils pour les gens vivant
avec une basse vision.
Les Loop Explore qui sont très simples
à utiliser très très très facile.
Aucune intelligence dans ça, mais qui est qui vous aide
énormément dans votre quotidien.
La même chose pour les Loop reveal aussi,
qui pourraient être des analyses un peu plus grosses
et qui pourraient vous aider dans votre quotidien.
Puis merci beaucoup !
Merci à toi et pour les gens.
Je vais rajouter
que pour les gens qui sont au Québec qui nous écoutent du Québec, faut aussi contacter la RAMQ.
Il y a des programmes pour certains produits
qui sont offerts, par exemple Explore.
Et puis pour les auditeurs outremer
qui sont en France, je vous invite à contacter AXA Solutions,
qui a nos partenaires en France, qui qui est très très bon avec nous,
qui offre la plupart des produits.
Merci beaucoup Eric.
Merci.
Bienvenue aux voix du partenaire pour
le podcast voir des choses différemment.
On a la chance aujourd'hui de recevoir
Monsieur Antoine Perraud du RAC dans la province de Québec.
Bonjour Antoine, bonjour.
Alors Antoine, est ce que tu peux nous expliquer en quelques mots
qu'est ce que c'est que le RAC ?
Oui, le RAC c'est
une fédération d'organismes.
On a 21 associations membres
qui sont partout au Québec.
Donc c'est une fédération
qui a maintenant 50 ans et qui milite pour la défense des droits
des personnes handicapées visuelles pour l'ensemble du Québec.
Donc, on est vraiment
au niveau provincial, on fait des on fait de la représentation auprès des différents ministères,
mais aussi des entreprises privées.
Qu'est ce que ça veut dire le RAC ?
C'est
le Regroupement des aveugles du Québec.
Autrement dit, c'est pour
les personnes aveugles, les malvoyants, pour ceux qui se demandent
qu'est ce qu'elles peuvent veut dire, je vois, entre autres choses,
que vous avez fait beaucoup de représentations, là, dans le cadre de la Semaine
de la canne blanche cette année.
Est ce que vous pouvez nous en parler
un petit peu plus ?
Oui, Bien, à chaque année, en fait,
la semaine de la canne blanche, le RAC l'utilise
pour faire la représentation sur un enjeu qui tient particulièrement à cœur
aux personnes handicapées visuelles.
Cette année,
le choix s'est porté sur l'accessibilité des terminaux de paiement électronique,
ces fameuses machines Interac que tout le monde rencontre
en fait de plus en plus lorsqu'ils veulent payer
en l'argent liquide presque disparu.
J'ai envie de dire qu'il y a des gros enjeux d'accessibilité dans l'utilisation de ces terminaux
de paiements électroniques là.
Je pense notamment aux nouveaux,
aux nouveaux écrans tactiles qui sont complètement plats,
qui sont complètement lisses.
Il n'y a plus de boutons à l'époque où
il y avait des boutons, c'était c'était.
C'est un enjeu quand même, parce que les personnes handicapées visuelles peuvent pas savoir le montant
qui est indiqué.
C'est un peu délicat de rentrer
un pourboire quand on sait pas le montant qui est indiqué
quand on sait pas c'est quoi les pour centages
où on ramasse fié sur l'autre personne.
Mais au moins rentrer en PPT
était faisable de manière autonome
avec les écrans tactiles qui arrivent.
Rentrer
ça on sait à peu près plus possible.
Puis c'est un enjeu qui touche
énormément de personnes.
On a décidé de faire de cet enjeu
là notre cheval de bataille.
On a produit un guide
pour permettre aux personnes qui tiennent un commerce de mieux comprendre
Est ce que mon type est accessible ?
Puis c'est quoi les enjeux d'accessibilité
qu'il va y avoir et comment est ce que je fais
pour accompagner une personne handicapée visuelle là dedans ?
Ce guide là est disponible en anglais,
en français et son site web, on en a distribué un peu partout
au Québec des formats papier dans l'objectif et qui atterrissent
dans les mains des commerçants.
Et ça a été vraiment la pierre angulaire
de nos actions cette année.
La première étape du guide, j'imagine,
c'est demander à la personne avec c'est quoi son nez. S'habiller, ça on fait une blague, mais ça arrivait qu'il
y a des junkies qui soient mal à l'aise
parce que et il faut payer.
Puis bien, comme c'est pas accessible, la seule option qui semble rester
c'est de donner son NIP au commerçant.
Puis c'est c'est vraiment
faut pas le faire.
J'aime bien non ?
Mais en même temps, il faut,
il faut se mettre à la place d'une personne handicapée visuelle.
C'est par exemple au restaurant,
on a consommé, on a mangé.
Notre carte fonctionne pas.
Par exemple, il y a eu un bogue, puis on ne peut pas,
on ne peut pas utiliser le PPS.
Qu'est ce qu'on fait ?
On est coincé,
on est tout seul, on est pas en compagnie.
Comment est ce qu'on fait pour payer ?
C'est que si c'est vraiment
une grosse source de stress pour les gens.
Oui, absolument.
J'ai vu aussi, il y avait eu un reportage à Radio-Canada
je crois, le mois dernier d'un cas.
On avait parlé que cet enjeu,
je l'avais été apporté et je pense que c'est effectivement
un très bel enjeu que les gens, les gens qui sont pas mis face à face
avec des personnes aveugles souffrent dans leur quotidien.
C'est pas un enjeu
auquel ils peuvent penser.
Donc je trouve ça
vraiment bien que vous ayez vous ayez eu le réflexe de faire d'en
faire tout un enjeu pour cette année. Oui, oui, tout à fait.
Y'a du travail à faire là.
Donc vous.
Principales recommandations
pour avoir des terminaux qui seraient plus accessibles,
ça serait quoi ?
Mais en fait, pour l'instant,
c'est sûr que l'objectif c'est vraiment de dire aux gens mais gardez le clavier tant qu'il
y aura pas une alternative accessible, gardez le clavier, les boutons,
les les boutons, c'est vraiment important que ça permet minimalement de rentrer
le NIP de manière autonome.
Après ça, c'est sûr qu'il y a toute une façon
qu'on peut accompagner la personne, notamment quand il y a du pourboire
puis que c'est délicat.
C'est c'est quoi les bonnes pratiques pour que la
personne ne sente pas de pression ?
C'est souvent c'est le serveur qui va devoir rentrer,
le pourboire qui va se laisser lui même.
C'est sûr que c'est un acte de confiance fait qu'il
y a vraiment quelque chose de délicat.
Puis il y a comme une façon de faire
pour le faire adéquatement.
Ça fait que c'est sûr qu'on est beaucoup
là dessus.
Et c'est intéressant parce qu'au
niveau techno, là, vous êtes beaucoup dans la techno.
Mais c'est intéressant de savoir que,
en Europe, en Union européenne, en fait, il y a une obligation, une réglementation
qui oblige les commerçants à avoir des terminaux de paiement électronique
qui sont accessibles.
Et il y a plusieurs compagnies qui ont développé des des équipes
un peu l'équivalent d'un torque back ou d'un voice over
pour le terminal de paiement électronique.
C'est à dire qu'on a un terminal
de paiement électronique qui est avec une synthèse vocale qui a des contrastes
de couleurs inversées, qui a des grossissements de caractères
tranquillement, on espère que ça percole, puis que ces obligations là viennent aussi
au Québec pour que les gens puissent accéder à des types qui sont pleinement
accessibles et utilisables.
Tout à fait.
Quels sont
vos principaux axes d'intervention, là ?
Parce que vous faites de la défense
des droits, donc des personnes handicapées, visuelles.
C'est quoi ?
Sans rentrer dans les détails,
parce qu'on n'aurait pas le temps, mais c'est quoi les principaux, les principaux principaux axes d'intervention, principaux
dossiers qui vous intéressent ?
On en a énormément.
On jongle
avec beaucoup de dossiers au RAC, mais il y a quatre grands axes
qu'on travaille.
Le premier axe, c'est tout ce qui est
accès à l'information, que ce soit l'accès au braille, aux gros caractères,
aux formats audio et c'est ainsi.
On a mis beaucoup d'emphase
sur l'accessibilité du numérique, notamment
au niveau du gouvernement du Québec.
S'assurer que les plateformes numériques
soient accessibles, soient utilisables,
qu'on puisse les naviguer avec une synthèse vocale,
avec un grossissement de caractères.
La deuxième grand axe,
c'est tous les services de réadaptation.
Donc l'année dernière,
la semaine de la canne blanche 2025, c'était notre gros cheval de bataille.
L'accès à des services de réadaptation,
s'assurer que les gens ont accès à des aides techniques, ont accès à des formations
pour utiliser leurs aides techniques.
Je pense aux Victor VIII d'Or notamment,
qui est une aide technique qui est indispensable
dans la vie de bien des gens.
S'assurer de pouvoir les avoir, d'avoir
des bonnes formations pour les utiliser, d'avoir des services d'orientation
et de mobilité qui sont dans des délais raisonnables
et recevoir dans des délais raisonnables l'adaptation à la vie quotidienne
avec toutes ces choses là, là, c'est notre deuxième
gros axe d'action.
Le troisième axe qu'on a, c'est
tout ce qui est transport et mobilité.
S'assurer
que les personnes handicapées visuelles puissent se déplacer en sécurité
de manière autonome, ça passe évidemment par le transport adapté
dont on parle de plus en plus transparent.
Date efficace de qualité, mais aussi
par l'installation de signaux sonores, s'assurer que tout ce qui est aménagement urbain prenne en considération
les personnes handicapées visuelles.
On parle de plus en plus partout
dans le monde, de braille urbain notamment, mais de s'assurer
que ça atterrisse au Québec.
S'assurer que les municipalités
s'y intéressent, puis en installent.
On pense beaucoup
aux pistes cyclables ces temps ci, qui causent de plus en plus de problèmes.
On a de plus en plus d'exemples de villes,
par exemple, qui installent des pistes cyclables
au même niveau que le trottoir.
Mais il n'y a pas nécessairement
une délimitation détectable qui permet à la personne handicapée
visuelle qui navigue sur le trottoir de repérer la piste cyclable
et de ne pas s'y aventurer.
Puis finalement,
le quatrième axe qui est hyper important, c'est tout ce qui est emploi
et soutien du revenu. Donc s'assurer que les personnes handicapées visuelles
plus intégrées des emplois qui qui vont dans le sens
de leurs compétences, dans le sens de leurs aspirations, qui puissent se développer
dans ces emplois là, puis s'assurer que tout ce qui est soutien du revenu réponde aux besoins
des personnes handicapées visuelles.
C'est vraiment une super belle vision.
Puis, oui, je.
Quand tu parles de mobilité urbaine,
je trouve ça.
Je trouve ça intéressant.
On est on en a quand même fait un peu au Québec et c'est
quand même mieux que 30, voire 50 ans.
Mais il y a des il y a des endroits
dans le monde qui sont.
Par exemple, on a un bureau en Australie,
puis je parle avec mes collègues australiens, puis on parlait
d'une fonctionnalité qu'on a implémenté.
Ce serait nous a parlé de ça.
La traite de faire la détection des feux de circulation piétonnier.
Puis mon collègue me disait
mais ça sert à rien, on a les silos sonores jouer,
mais c'est pas partout.
Oui, en Australie, tous les feux
de circulation ont des feux sonores.
Alors évidemment, ça serait bien
qu'on en arrive là un jour au Québec.
Mais un combat à la fois, comme on dit.
Mais là, tu vois, un des gros enjeux qu'on a actuellement, c'est justement
la lenteur d'installation des signaux, ça.
On constate de plus en plus
que les municipalités en installent pas beaucoup des signaux sonores,
ce qui est une grosse limite limite pour le déplacement
des personnes handicapées visuelles.
Ouais, ouais.
Puis quand il y en a
des fois qui fonctionnent pas, un gérant
Ah là là, celui qu'on a en face du bureau,
on appelle au trois un la ville
à toutes les semaines, tout le temps.
Le faire tout le temps,
le faire réparer, effectivement.
Ouais, on considère qu'il va y avoir
une bonne écoute au niveau gouvernemental par rapport à vos principaux dossiers.
Ça dépend des dossiers,
ça dépend des ministères, ça dépend des personnes
dans la représentation.
C'est beaucoup de la relation humaine.
Des fois, je trouve qu'on a une très,
très belle réaction.
Des fois on a des beaux partenariats
qui se développent.
À d'autres moments,
c'est beaucoup plus difficile des fois, parce que c'est pas
la priorité du gouvernement, des fois parce que c'est pas vers là où ils veulent
aller.
Mais somme toute, je vous dirais pour les principaux
dossiers avec lesquels on jongle.
Je pense notamment
à l'accessibilité du numérique.
On a une belle écoute du gouvernement.
Ça a changé beaucoup
dans les dernières années.
On a maintenant un nouveau ministère,
celui de la cybersécurité, du numérique, avec qui on travaille
pour s'assurer que les sites web, les plateformes,
les applications soient plus accessibles.
Puis ça, ça avance bien.
Et en transport, c'est toujours
un défi de s'assurer que le transport, c'est un gros défi
parce qu'il y a une composante provinciale avec laquelle on travaille,
mais il y a aussi beaucoup une composante régionale, puis municipale.
Souvent, quand on vient, quand
vient le temps d'installer l'aménagement, de le bâtir sur le terrain,
ça touche pas le provincial.
On accompagne beaucoup
nos membres là dedans.
S'assurer que quand ils ont des besoins, des questions pour qu'ils puissent faire
de la représentation, ils le fassent.
Nos membres, en fait,
c'est des associations régionales qui représentent, comme je l'ai dit tantôt, les personnes
handicapées visuelles de la région.
Souvent, c'est sur le terrain,
ça va être nos membres qui vont faire de la représentation aussi,
que ce soit pour une piste cyclable, ce soit avec les gros enjeux
qu'on a un déplacement, c'est aussi bête que de dire bien,
les trottoirs sont mal déneigé ou quand vient le temps
de la journée des poubelles par exemple.
Mais les personnes handicapées
visuelles de la région ne peuvent pas sortir
parce que toutes les poubelles sans droit.
Mais voilà.
Voilà.
Bon, écoute Antoine, pour terminer,
si les gens veulent vous rejoindre, de quelle façon est ce qu'on procède ?
Mais en fait, comme on est une fédération
d'organismes, nous ce qu'on encourage les gens à faire, c'est
d'être membre de leur association locale.
Et souvent,
c'est à travers les associations locales qui peuvent s'impliquer au RAC
ou creuser les dossiers au RAC.
Il y a dit Il y a des associations dans chacune des régions administratives
du Québec, sauf le Nord du Québec à peu près, où vous êtes,
peu importe où vous êtes au Québec, il y a une association
qui est là pour vous intéressez.
Vous y devenez membre, impliquez vous,
C'est des belles associations.
Excellent !
Merci beaucoup,
Antoine. Avec grand plaisir.
Merci beaucoup. Merci d'avoir écouté.
Nous espérons que vous avez apprécié
cet épisode.
N'hésitez pas à nous donner
vos commentaires et suggestions.
Vous pouvez nous envoyer un courriel
à l'adresse balado au singulier à commercial et humanitaire et on se retrouve dans ce roman.
Dans cet épisode de Voir les choses différemment, Mathieu Paquette et Jérôme reçoivent la comédienne et humoriste Marie-Christine Ricignuolo (https://www.mariechristinericignuolo.com/), qui partage avec une franchise désarmante son parcours depuis sa perte de vision, ses défis dans le milieu artistique et l'importance de briser les idées préconçues.
Nous accueillons également Antoine Perreault du Regroupement des aveugles et amblyopes du Québec (RAAQ - https://raaq.qc.ca/), qui fait le point sur les luttes actuelles pour l'accessibilité universelle, notamment le dossier crucial des terminaux de paiement tactiles. Enfin, Éric Beauchamp nous présente les dernières innovations technologiques de HumanWare, en mettant en lumière les fonctionnalités de magnification et l'intégration de l'intelligence artificielle dans le logiciel Prodigi pour Windows. Une discussion essentielle qui allie résilience personnelle, défense des droits et outils technologiques pour une plus grande autonomie.
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