S1E6 - L'inclusion culturelle, professionnelle et les coulisses du BrailleNote Evolve

Transcript

Bonjour et bienvenue à notre podcast.

Voir les choses différemment avec humour.

Je me nomme Jérôme Plante
et je suis une personne aveugle.

Bon, je vous dis bonjour également.

Mon nom est Matthew Paquette et moi
je suis une personne voyante.

Ensemble, Jérôme et moi, on va explorer le merveilleux
monde de l'accessibilité avec nos invités.

Restez à l'écoute.

Revient à tout le monde.

Cet épisode estival de voir
les choses différemment, avec humour.

Mon nom est Mathieu.

Je veux toi Jérôme. Bonjour.

Alors Jérôme, je vais te laisser l'honneur
d'être notre invité pour ce mois ci.

Alors nous recevons pour cet épisode Salma qui travaille pour l'Inca.

Donc je vais la laisser nous dire
qu'est ce que l'inconnu ?

Donc voilà, bienvenue parmi nous.

Merci beaucoup de votre invitation.

Merci Jérôme et merci à Mathieu.

Alors moi affectivement,
je travaille pour Inca qui est un organisme à but non lucratif
qui existe depuis plus de 100 ans maintenant
et dont la mission, c'est de changer ce que signifie être aveugle
en donnant des services gratuits pour outiller les personnes
partout au Canada.

Donc, on a plusieurs programmes,
on a les programmes psychosocial et entraide, on a de la technologie adapté
également qu'on offre.

On a le programme Ouvrir les portes
du travail, qui est pour l'employabilité.

On offre aussi
un programme de défense des droits.

On offre également le programme de l'École des chiens guides,
qui est plutôt en Ontario, et on offre bien évidemment le programme
jeunesse dont je suis la chef.

Donc, qu'est ce que ça veut dire
exactement, le sigle ?

Ben c'est un sigle qu'on
utilise plus aujourd'hui, mais c'était anciennement anciennement pour Institut
national canadien pour les aveugles.

Donc, c'est le penchant francophone de.

Au Canada anglais, ils disent le Sénat, donc le Canadien
National Institute of the Blind.

Donc, euh, génial.

Euh, écoute,

Selma, ce que tu veux nous parler
un petit peu de de comment parler de toi, comment est ce que tu t'es ramassé
à travailler à l'INSA ?

Ben c'est une belle histoire.

Comment je me suis ramassé
à trouver à travailler à Inca en fait moi il faut savoir que je suis
une personne qui vit avec une cécité totale, donc une atrophie du nerf optique
depuis la naissance.

J'ai fait mon parcours scolaire à l'école
spécialisée Jean Colette à Longueuil.

Donc j'ai fait mon primaire
et mon secondaire là-bas et ensuite je me suis dirigé
vers mes études collégiales pour terminer avec un baccalauréat en travail social
de l'Université du Québec à Montréal.

Donc, je cherchais de l'emploi
et je venais de graduer quelques mois auparavant.

Et, à un moment donné,
j'ai un ami qui travaillait à ce moment là à Insectes,
qui m'a dit Écoute, il cherche, il cherche quelqu'un pour le programme
d'employabilité, cherche quelqu'un pour coordonner le programme,
est ce que tu t'y intéresser ?

À ce moment là, j'avais.

J'avais un emploi mais qui était un contrat de quelques mois
que je voyais s'achever.

Au début,
je lui ai dit ah mais écoute, je suis pas certaine que je ferais l'affaire
parce que moi j'ai pas d'expérience en emploi,
je suis pas une conseillère d'orientation.

Moi ce que je fais,
c'est du travail social.

Pis en plus, je suis en début de carrière et ayant côtoyé des personnes aveugles
toute ma vie, je sais pas
si cet enjeu là est trop proche pour moi pour que je puisse bien travailler
avec les personnes aveugles qui ont une basse vision,
qui ont cet enjeu là.

On se situe à ce moment là,
en octobre 2021.

Je lui ai aussi dit ça dans l'espoir
que mon contrat soit soit renouvelé à l'emploi que j'occupais
à ce moment là.

En novembre, j'ai appris que mon contrat
ne serait pas renouvelé et là, j'étais rendu sans emploi
et je lui ai dit Écoute, tu sais quoi ?

J'ai rien à perdre, je vais m'essayer,

On prend une photo de toute façon, tu sais, c'est
pas comme si je connaissais pas ce milieu là.

Oui, avoir pour y avoir évolué
grandit toute ma vie.

Et j'ai commencé.

J'ai passé une entrevue en décembre 2021 et j'ai commencé par me faire engager
à partir de janvier 2022.

Au programme ouvrir les portes du travail
auquel j'ai travaillé pendant environ un an et demi. Donc c'est par là.

Ça a été là, ma ma porte de travail, j'ai ouvert la porte du travail à Ica
et après cette année et demi là, j'ai pu accéder à un poste,
un poste permanent qui était celui de chiffre de programme
à la jeunesse.

C'est ça ?

C'est un beau parcours effectivement.

Euh, ça me fait penser euh,
pour ceux qui le savent pas, on a il y a un penchant anglophone
à ce podcast qui est.

Et au mois de au mois de mai,
euh, était avec, euh, avec mes collègues

Rachel et David et puis, euh, on parlait
avec notre ancien collègue Peter de.

Pis, euh, une des choses dont on a discuté, c'est
le fait que, euh, souvent dans la société, beaucoup de gens qui pensent
que à Ben oui, Salma, t'es aveugle.

Faque tu travailles l'Inca.

Jérôme
T'es aveugle, fait que tu travailles chez vous pouvez pas travailler
dans les entreprises régulières, vous travaillez que dans des entreprises
d'accessibilité ?

Euh, je pense que c'est un mythe
qui est fort, mais mais c'est un mythe.

Absolument. Pour moi, c'est un mythe.

J'ai eu beaucoup de mes de mes amis,
des personnes que je connais et même des personnes que j'ai, que j'ai
eu comme client, que j'ai encouragé et qui se sont très bien
et qui se débrouillent très bien à travailler
dans des entreprises régulières.

Je pense que plus un défi pour l'employeur
d'adapter l'emploi, mais une fois que l'employeur a accepté
certains accommodements qui fonctionnent pour pas juste son employé,
mais pour qui pourrait servir à une majorité de personnes, ça,
ça peut tout à fait se faire.

Oui, absolument.

Puis je pense que ça apporte.

C'est certain que, bon,
il y a des métiers qui sont peut être pas malheureusement, pas à votre portée.

Il y a des métiers
qui qui qui ont une composante visuelle qui est trop importante, mais, mais
mais il y a beaucoup, beaucoup de métiers que vous pouvez faire très,
très bien, euh, tout en étant aveugles.

Moi, je sais que quand j'ai commencé
chez un il y a un peu plus de cinq ans, je travaillais au soutien technique
pis au début je comprenais pas.

Moi j'avais jamais côtoyé
personne qui avait laissé cité euh je comprenais pas comment mes collègues faisaient
pour utiliser Word, Excel, nous, outils et tout ça aussi, aussi rapidement
sinon plus que moi.

Euh pis pis aujourd'hui, évidemment, là,
je le sais, mais c'est quand même quelque chose qui est important
à savoir, c'est que, euh, non, vous êtes pas limité à travailler
que pour des compagnies d'assistance.

C'est bien évident
que des travail de bureau, des choses comme ça, vous pouvez très,
très bien faire ça de façon aussi performante, sinon plus
parfois que des personnes voyantes, là.

Euh, à ce propos là, justement, c'est
un des enjeux, je te dirais, l'enjeu que j'ai le plus rencontré quand je travaillais
avec les Portes du travail, j'avais beaucoup de personnes,
parce que nous on accueille pas juste les personnes qui veulent se
qui veulent se placer en emploi, mais on accompagne les personnes soit qui sont déjà en emploi
ou qui sont sur le bord d'être engagé.

Tout comme les personnes
qui viennent de perdre la vue, on les accompagne dans un
dans un cheminement pour doucement réenvisager une carrière professionnelle.

Puis la question que je me suis fait
le plus poser, c'est

Mais maintenant que je suis aveugle,
maintenant que j'ai que j'ai une basse vision,
qu'est ce que je peux faire comme emploi ?

Dites moi un emploi que je peux faire ?

C'était comme si la personne me venait à un restaurant et me disait
Quel est votre plat le plus populaire ?

Et moi je répondrais
mais qu'est ce que t'aimes manger ?

Qu'est ce que tu aimes faire ?

C'est comme si les personnes
avaient complètement perdu un peu leur leur personnalité pis se disaient
il y a des emplois qui sont fait pour ça.

Donc c'est un petit peu ça aussi.

Le cheminement que je faisais avec eux,
c'est de leur faire découvrir et redécouvrir
ce qu'ils aiment faire dans un emploi et que c'est pas
parce qu'ils ont perdu la vue qu'ils ont perdu l'habileté,
par exemple de servir les clients, d'aider les autres, de faire des métiers
un peu plus mécanique qu'ils aiment.

Pis c'est sûr, tout en gardant loin
les métiers qui sont pas à notre portée, comme par exemple
pilote d'avion ou camionneur.

Oui, on s'entend que c'est
pas vraiment possible là, mais on est quand même dans un monde
où la personne aveugle peut être autre chose que j'ai 50 heures
de piano, là, comme autrefois, tu sais.

Mais c'est sûr que faut quand même pas
se mettre la tête dans le sable.

Peut être pour certaines personnes, ça peut vouloir dire un changement
de carrière là, de perdre la vue.

Tu sais si t'étais designer de mode,
peut être que le fait de perdre de la vue va faire que tu devrais faire autre chose.

Mais comme tu dis,
je veux dire, c'est quoi tes aspirations ?

C'est quoi tes qualifications ?

Dans la plupart des cas, il y a moyen
de trouver, de trouver un métier.

Là oui, très souvent, très souvent,
il y a moyen de trouver un métier. Oui.

Dans le cadre de ce programme
là, j'imagine que vous aviez beaucoup de clients
pis d'ateliers.

Les gens allaient dans divers domaines ?

Oui, les gens allaient dans divers
domaines.

Contrairement à ce qu'on peut penser.

Il y a, il n'y avait pas que le service
à la clientèle.

Moi, dans le fond,
je me fous beaucoup sur bâtir des ateliers dont on parlait de confiance en soi,
développement des habiletés.

Mon rôle, c'était beaucoup
d'évaluer les personnes, d'évaluer leurs besoins
et leurs aspirations côté emploi.

Et c'est pas toujours
parce que la personne fait partie d'un programme professionnel que son objectif, c'est forcément
de reprendre un emploi rapidement.

Comme on le sait,
il y en a beaucoup qui ont à dealer déjà avec le deuil de la perte de leur vision
ou de la diminution de leur vision.

Donc ça, il y a beaucoup d'accompagnement
à faire à ce niveau là.

Et une autre chose qu'on fait réaliser
beaucoup à nos clients, c'est que aujourd'hui, la technologie est
une part prépondérante et nécessaire du retour sur le marché du travail
ou du fonctionnement dans la société.

Donc on les encourageait beaucoup à aller
vers nos formateurs en technologie d'assistance
pour réapprendre à utiliser un ordinateur, apprendre à utiliser un iPhone
qui était qui nous, un téléphone dont on préconise
l'utilisation avec vos sauveurs parce que c'est plus un peu plus,
on va dire, fluide et accessible que d'autres que d'autres appareils
qui, soit dit en passant sont utilisables, mais qui sont peut être moins intuitif
pour une personne qui doit réapprendre.

Hum hum

Oui oui tout à fait.

Puis je constate
que vous avez encore des formations techno qui se donnent surtout à distance.

Donc euh pour l'iPhone, pour Windows,
pour la basse vision,
tout ça, Oui, ça c'est toujours en cours.

Donc que ce soit mes collègues
Lyne ou Robert, ils sont toujours, toujours aux postes de formation
et on a nos formateurs en technologie adapté qui sont spécifiques au programme
Ouvrir les portes du travail où là on va davantage
enseigner l'acquisition de compétences de toutes sortes,
mais dans un but professionnel.

Par exemple, si quelqu'un nous dit Moi,
je voudrais, tu sais, comme comme carrière ou comme sideline,
mais j'aimerais ça monter des balados.

Ah ben pas de problème, on peut t'apprendre au Desty,
On peut t'apprendre Reaper si t'as besoin.

Euh, on peut t'apprendre,
je sais pas moi, si t'as eu à fonctionner avec la suite Office,
La suite Google, on va t'apprendre ça.

Donc c'est vraiment au niveau
des besoins technologiques de chacun et chacune, sans toutefois négliger
les bases qui vont être bien évidemment, les suites dont on a besoin, que
les logiciels qu'on utilise au quotidien.

Oui, notamment
tout ce qui est la suite Office pour toute la bureautique, entre autres,
qui est utilisé dans la majorité des emplois de tout
au moins de bureau, là.

Donc, ça,
ça vaut la peine de les maîtriser.

Peux tu nous parler un peu aussi de ce que tu fais dans le cadre
du programme jeunesse dont tu t'occupes ?

Oui, absolument.

Donc le programme jeunesse
qu'on appelle aussi la nouvelle génération, et ils appellent
ça Next Generation en anglais.

C'est un programme qui a pour objectif
que les jeunes s'épanouissent dans diverses de leur vie.

Donc que ce soit personnel, professionnel,
scolaire, au niveau de leurs études sociales,
au niveau de leur emploi, c'est vraiment on cherche à couvrir,
on cherche à faire un 360 et à couvrir toutes les sphères de la vie du jeune.

Et ce programme là prend une place
prépondérante à INSA aujourd'hui, parce qu'il fait partie
d'un des trois objectifs du plan stratégique 2023 2028.

Donc que les jeunes s'épanouissent.

Lorsqu'on a fait une consultation
en 2021 et 2022.

Beaucoup de nos participants
nous ont rapporté que désiraient
que les jeunes prennent plus de place, qu'ils
qui soit une génération montante, qui qui soit capable davantage de s'impliquer
dans la dans la société et de s'épanouir.

Donc, c'est pour ça
qu'on a vraiment revampé le programme et qu'on l'a appelé
la nouvelle génération.

On a des programmes clés qui se déroulent,
qui reviennent un petit peu à chaque année, puis on a des programmes
saisonniers également.

Donc, étant la chef,
je suis un petit peu à la tête de tout ça, mais je vous dirais que pour
pour en guise de métaphore, pour décrire un peu mon rôle,
ben c'est que je suis un peu la cheffe d'orchestre, donc je
je ne l'aime pas et ne réalise pas tout.

Je suis plutôt en train
de coordonner le tout et de m'assurer que les programmes se déroulent rondement
avec les avec les personnes concernées et que, si jamais
il y a des enjeux de quelque sorte que ce soit,
je sois la personne à contacter.

Nos programmes clés
qui reviennent un peu à chaque année, il y a le concours Braille
qui est pour des enfants, des enfants de primaire et secondaire ou
jusqu'à la 12ᵉ année pour les anglophones.

Donc d'écrire des textes,
des poèmes en braille, puis de les faire parvenir à Inca.

Et il y a des prix à gagner.

On a aussi les gagner.

Quand j'étais petit, ce concours, oui, quand tu étais petit, ben
ça nous rajeunit pas.

Il y a longtemps t'étais pas née,

J'étais pas mon dieu, mon Dieu !

Ayoye !

Okay,
ça veut dire que ça fait très longtemps.

Ouais. Donc euh.

Tu dois pas avoir embrassé ton texte.

Je l'avais écrit à la dactylo, hein ?

Oui, à la dactylo.

Oui, oui, à la main à l'époque.

Euh. Autres autres programmes qu'on
a, ce sont les bourses d'études.

Ica On a gagné une
quand tu étais petit également,

Non et non, Même quand j'étais grand.

Non, non, non.

Mais gagner d'autres bourses
mais pas celle là, pas celle là.

Ben j'encourage.

S'il y a des jeunes qui nous écoutent
à s'inscrire aux bourses d'études Inca, c'est
pour suivre des études postsecondaires.

C'est des bourses
qui sont très intéressantes.

On a divers choix de bourses, puis quand
on s'inscrit, on s'inscrit pas à une.

On s'inscrit,
on est éligible à plusieurs bourses, dépendamment de notre notre parcours
et notre profil.

Les inscriptions bientôt,
mais elles rouvrent à chaque année.

Donc rassurez vous,
vous perdrez pas votre place.

Un autre programme
qu'on fait depuis longtemps pis que quand j'ai repris le poste,
je continue à offrir.

C'est le programme du camp
d'immersion anglophone.

Donc on a un camp de vacances adapté
en Ontario, dans la région de Muskoka, qui est vraiment quasiment
une région de villégiature, là, avec des petits cottages
sur le bord de la plage.

Et nous,
on a un gros quand qui s'appelle Lake Joe, et on construit un groupe à chaque année,
de jeunes adolescents francophones qu'on accompagne
pour une semaine au lac JO.

Donc ça leur permet de voyager,
de quitter le Québec, de quitter le nid familial
pendant une semaine et de pratiquer leur autonomie et leur confiance en soi,
leur débrouillardise et leur anglais.

Parce que c'est un camp anglophone
où il y a pas mal de staff anglophone,
pour ne pas dire la majorité, sauf les personnes qui les accompagnons, dont moi
et une autre personne en général.

Mais c'est bien comme formule maintenant,
parce que moi j'ai connu l'ancienne formule il y a 20 ans, ça aussi
ça me rajeunit pas.

Ça va faire 20 ans cet été.

À l'époque,
c'était deux semaines à Toronto, une semaine à Lagos,
une semaine à Toronto.

On était deux Québécois.

J'ai pas besoin de te dire
qui était l'autre Québécois avec moi.

On le connaît très bien.

Euh oui, oui, il y en a pas d'autre.

Alexandre lui même, Alexandre
lui même okay, tellement pis.

Euh on avait eu une bilingue,
une personne bilingue de l'Ontario qui est avec nous puis donc qui parlait
aussi bien français que nous, mais qui parlait très, très bien anglais,
fait qu'elle nous a aidé beaucoup.

Pis toutes les autres, c'était des gens
de toutes les autres provinces qui pensent à l'époque, c'était quoi ?

C'était une ou deux personnes
par province.

C'était comme ça.

Je pense que le problème, c'est encore
ça existe encore.

Ça, c'est le programme scolaire, en fait,
en tout cas.

Oui, oui, oui, oui, oui,
c'est à ça que je pensais.

Ça existe encore, ça.

Oui, il l'offre pour les finissants
ou ceux qui sont en tout cas proches du secondaire cinq.

Sauf que on les accompagne
pas vraiment pour pour score, parce qu'ils sont
ils doivent être pré-sélectionnés.

Alors que pour les JO,
il y a comme une -1 sélection.

C'est vraiment plus qu'en vacances.

Mais oui, le programme scolaire
existe, existe toujours.

C'est un beau programme ça.

Pour pour l'immersion,
on pouvait pas avoir mieux.

Ben oui, c'est
comme ça que ça faisait une différence.

C'est pour ton ton apprentissage
de l'anglais mon Jérôme ?

Ben ça nous fait réaliser
qu'on part de très loin dans nos cours
d'anglais à l'école qui tirait.

Oui, je peux imaginer.

Ouais bon, génial.

Écoute seulement
je vais te demander, c'est un paquet.

Alors, le sujet est un petit peu.

Mais en termes de technologie, c'est
quoi que tu lises toi comme technologie ?

C'est pas obligé de les produire.

Si t'es pas de d'autres compagnies,
c'est ben correct aussi.

Oh mon Dieu,
fait que vous m'en voudrez pas parce que vous avez pas encore créé
votre cellulaire.

Que je dise
que j'utilise un iPhone de Apple ?

Mais non, mais non !

Ouais, même si tu sais.

Blind, un beau produit aussi.

Euh euh qui qui ?

Mais oui, peu importe ce que c'est.

J'aime beaucoup, J'aime beaucoup
mon iPhone et je tiens à le conserver.

Euh ben j'aime j'aime
beaucoup soit dit en passant, j'aime beaucoup les les pays, les pays, tout le 20 x que pour moi
qui est comme très léger et compact, que je peux brancher en bluetooth avec mon
mon téléphone.

Autre que ça
je dirais que c'est pas mal une.

Moi je suis une personne en revue d'écran,
donc je suis pas mal en alternance, dépendamment ce que ça veut faire ou pas
entre jersey, NVDA.

Donc c'est pas mal ça.

Je dirais que j'essaie de rester à jour
et de m'adapter au goût du jour,

Mais c'est sûr que la technologie, elle prend beaucoup,
une place prépondérante dans ce que je fais au quotidien
puis dans ma vie en général.

Parce que que serions nous sans la technologie aujourd'hui
qui nous permet tellement plus de choses ?

Ça c'est bien vrai.

C'est bien vrai
au point de faire une vidéo sur les applis de rencontre accessible.

Oh pas Ben oui, Ben en fait je suis un.

Grâce à ça, j'ai rencontré ma copine.

Faut il le spectre pied ?

Donc oui, il y a plein d'histoires.

Oui ben c'est une vidéo que je voulais
faire depuis longtemps parce que tu sais, c'est
un enjeu, moi que je rencontre beaucoup quand les jeunes me parlent pis que je
leur demande toi, c'est quoi tes enjeux ?

Tu sais c'est quoi
tes enjeux les plus criants ?

Parce que mon but à moi dans le programme,
c'est pas de faire des activités pour faire des activités, c'est beaucoup
d'aller consulter les jeunes pis de leur demander mais qu'est
ce que c'est ce que vous vous entrevoyez comme défi dans votre avenir
ou que vous avez comme défi présentement ?

Pis un des gros défis qui a été soulevé,
c'est comment on rencontre quelqu'un, comment on rencontre l'amour,
comment au même on tombe amoureux ou comment on sait qu'il y a beaucoup de toi,
Mathieu, qui est, qui est un voyant.

Tu dois savoir
que beaucoup de qui se partage par la vue.

J'ai vu la façon qu'elle m'a regardé.

Pis même pour les voyants, pas évident
qu'elle m'a regardé d'une façon qui te veut dire que je lui plais ou
je suis pas certain, je suis pas certaine.

Donc c'est
un gros enjeu au point où j'ai fait une activité pour en discuter
l'année dernière.

Pis ça a bien tombé
parce que c'est une activité qui est tombé un jour où il y avait
une grosse tempête de neige, donc beaucoup de personnes
qui étaient censés sortir ne sont pas sortis
pis on sont venus au zoom.

Je vous dirais que j'ai eu le plus haut
taux de participation que j'ai jamais vu dans ce cas, d'être dans mon programme.

Il y a des belles qui ont émergé.

Puis là, cette année, j'essaie toujours
d'innover puis de faire différent.

Pis là, cette année, je me suis dit
Bon, ben, beaucoup de des jeunes ont soulevé l'enjeu de à quel, quel, quels sites de rencontres
qui est l'application de rencontres sont accessibles,
pis à quel moment je divulgue ce que je le mets dans mon profil ?
Est ce que je le mets, pas que j'ai une perte de vision ?

Donc je suis parti à l'exploration de ces
de ces applications là.

Puis ça, comme vous le voyez, j'essaie
d'intégrer la présence de la technologie dans mon programme parce que, ben
les jeunes sont bien évidemment des personnes
qui veulent toujours recréer, qu'il faut toujours,
avec lesquelles il faut toujours innover.

Donc je suis un petit peu ça.

Le Le grand défi dans mon programme, c'est
que j'ai toujours l'impression
de devoir réinventer la roue.

Pis la roue, elle arrête pas de tourner et c'est un peu normal parce que
les jeunes voyants sont connectés.

Donc ça va de soi que les jeunes
qui ont un problème de vision soient connectés également.

Juste vraiment un peu.

Mais je ne compte plus.
On raconte plus le monde de notre vie.

À la soirée de danse
du sous-sol de l'église le samedi soir, on n'est plus, on est en 2026, voyants
non-voyants, on est.

On est sur des applications de rencontres
et tout.

C'est pour ceux qui doivent l'être, là.

Euh mais mais c'est vraiment c'est
intéressant, c'est le fun.

En passant, Facebook rencontre
est une accessibilité très douteuse.

Mais bon, ça sera à tester
pour l'année prochaine.

Et la le.

J'aime les modules de méta mais pour autre chose.

Mais combien de jeunes tu pourrais dire que tu dessert
chaque année pour tes programmes ?

Je veux dire c'est quoi
l'impact sur la communauté ?

Euh c'est dur à dire.

Combien de jeunes ?

Moi j'aurais tendance à dire en fait,
ce qui t'a touché dans ta question, Jérôme, c'est
qu'il y a une.

Ca est un peu comme les autres organismes
où on a très peu de statistiques sur la population réelle, des jeunes qui vivent
avec une perte de vision aujourd'hui.

Donc, je suis consciente, et même parmi les jeunes
qu'on connaît, on observe qu'il n'est pas la première référence
ou le premier réflexe.

Ça va souvent être
le centre de réadaptation.

Puis c'est bien normal parce que nous,
on fait moins de la réadaptation que du support de deuxième,
voire de troisième ligne.

Donc, quand on en a besoin,
c'est la réadaptation qui prime.

Par contre, après, c'est sûr qu'on nous
connaît, mais on n'est peut être pas aussi clair sur quel rôle on joue, qui est un plutôt
un rôle de complémentarité, je dirais.

Je pourrais dire pas loin
d'une cinquantaine de jeunes par année, mais je suis consciente
que ce nombre là est pas et peut être pas satisfaisant pour moi,
et n'est pas non plus représentatif du nombre de jeunes réels
qui vivent avec une perte de vision, mais qui veulent peut être pas
justement faire partie de la communauté.

Tu sais, comme tu le sais, pour les jeunes, c'est
un petit peu un enjeu, c'est un enjeu beaucoup identitaire de se dire ben moi,
si je vais dans une école normale pis que je fréquente des gens normaux
pis que mon entourage est normal.

Mais ça va être dans deux extrêmes,
c'est soit ah ben oui, j'aimerais rencontrer des jeunes comme moi
qui vivent avec les mêmes enjeux parce que je rencontre personne comme moi,
puis j'ai besoin de cette appartenance là ou l'inverse, qui est Ben
moi je n'éprouve pas vraiment ça.

Pis moi je sens pas que visuellement complexe dans dans ma vie, trop trop fait, que j'éprouve pas vraiment le besoin
d'être lié à cette communauté là.

Je dirais que ces deux extrêmes là, c'est c'est un, c'est un clash à travailler avec mais
mais c'est ça, Par contre, l'impact de nos programmes,
je peux tout à fait en parler.

Nous,
on vise toujours à briser l'isolement parce qu'il y a quand même des jeunes qui sont isolés là
dedans dans leur perte de vision, que ce soit par ça, que ce soit
par le manque de d'amitié ou même la région, des fois où ils habitent,
où c'est pas trop évident de naviguer.

Donc briser l'isolement,
c'est un gros impact qu'on a. Moi, je trouve que l'un des plus grands impacts
que j'ai, c'est de redonner de l'autonomie et du pouvoir aux personnes
que j'accompagne.

Pour moi, c'est vraiment la clé.

Mon approche c'est ça.

Comme toi même tu peux l'avoir vécu
à certains moments de ta vie, comme un peu peut être,
beaucoup de personnes en perte de vision peuvent l'avoir
vécu qui peuvent se reconnaître là dedans.

C'est de se faire dire
qu'est ce qui est bon pour nous, ce qui est pas bon pour nous et qu'est
ce qu'on devrait devrait pas faire.

J'essaie beaucoup d'être dans
mais toi qu'est ce que tu veux toi c'est ce que tu peux
duel de chaque personne.

Ouais c'est ça,
c'est la bonne approche là.

Qu'est
ce qui est les ressources qui existent ?

Pis qu'est ce que tu peux faire
malgré ta perte de vision ?

Tout ça c'est quand même important.

Pis c'est pas toutes les jeunes qui ont euh qui ont
qui ont ces informations là au départ.

Donc si vous pouvez contribuer, comme tu dis, à leur redonner
de l'autonomie, pourquoi pas ?

Ben c'est que c'est pas tous les jeunes
qui sont conscients de ça.

Pis malheureusement aussi, c'est que de
par des enjeux environnementaux, c'est pas tous les jeunes
qui ont développé non plus de ce libre arbitre là,
pis cette pensée de arbre et je peux décider pour moi,
tu sais, ça va être comme, ben, l'école peut décider pour moi,
mon accompagnateur, pas décider pour moi.

Maman, papa peut décider pour moi.

Pis qu'est
ce que ça donne à l'âge adulte ?

Ça donne quelqu'un qui a du mal à prendre ses décisions,
à se met à comprendre ses décisions.

Pis moi, c'est vraiment quelque chose
que j'encourage.

Le fait de on a tellement.

Je dirais pas qu'on est tellement limité,
mais on est déjà limité et faudrait pas qu'on nous enlève
une des dernières choses qui nous reste, qui est notre pouvoir de décider
pour nous même, tu sais.

Oui, pis en toute connaissance de cause,
autant que faire se peut.

Tu sais,
je pense que vous pouvez aider là dessus.

J'aimerais ça peut être t'entendre un peu
sur le sur la place du braille dans vos interventions
avec la technologie qui avance, tout ça.

Parfois, il y a des organismes
qui ont un peu la tentation de tasser le braille un peu entre guillemets.

J'aimerais ça savoir.

Je me doute de la réponse, là, vu que
vous avez encore un concours littéraire, mais c'est quoi,
la place du vert dans vos interventions ?

Comment tu vois ça ?

Ben pour nous,
c'est surtout chez les jeunes enfants.

Nous on va toujours faire la promotion
du braille parce que veut veut pas, c'est comme ça qu'on apprend
la littératie, C'est comme ça qu'on apprend à lire, à écrire, à s'instruire
puis qu'on peut poursuivre des études bien au delà du primaire, du secondaire, puis tu sais,
aspirer à une belle carrière, peu importe la profession
qu'on occupe, pis c'est surtout qu'on veut que le braille devienne un tremplin,
un peu pour l'éducation, tu sais, veut veut pas écouter
de l'autre jour, ça peut servir, mais rien va remplacer le fait
d'être capable de mémoriser ce qu'on lit.

Le fait d'être capable de mémoriser
l'orthographe des mots et de devenir meilleur.

Plus on lit, plus on écrit bien, donc c'est toujours encouragé.

Et d'ailleurs, nous
on a des outils braille pour les enfants, on a la trousse lecture
qui est une trousse avec différents formats de médias accessibles, du braille, on a des du tactile, on a un cd.

Donc ça c'est pour les enfants.

En fait, on a développé,
on s'est doté de matériel ludique pour que les enfants puissent
jouer en apprenant le braille.

Pis on fait aussi la promotion et la
distribution des boîtes de Lego braille.

Donc ça a été créé par la compagnie Lego.

Donc c'est des Lego
mais avec des points braille dessus.

Donc, et ça,
il y a au moins une fois par année, si c'est pas plus, surtout durant
le mois de l'accessibilité universelle, en octobre, où je vais faire une tournée
des bibliothèques de la ville de Montréal et je donne un atelier aux enfants voyants
sur qu'est ce que c'est le braille.

Et je leur permet de s'amuser
avec les Lego et de comprendre la logique du braille
avec la cellule aux six points.

Comment on écrit Wow !

Mais ça, comment ça marche ? C'était lié.

Là, c'est des écoles qui qui envoient des jeunes
où ça se fait sur une base volontaire.

Les deux.

Il y a des écoles qui envoient des jeunes,
mais les bibliothèques, chaque bibliothèque
construit un horaire de ces activités.

Et nous, ça fait quelques années
maintenant, on a un partenariat avec la ville de Montréal
et c'est Bibliothèque.

Donc, étant au courant de ça,
les bibliothèques me contactent et me disent On aimerait vous avoir
à notre à notre horaire pour l'activité de Lego braille,
et le public et les personnes, les familles qui veulent
inscrire leurs enfants le font.

Donc, c'est. Oui, c'est
une base volontaire.

Pis en même temps, les écoles aussi, c'est
une base volontaire.

Donc, tu le sais que tous ceux qui sont là
sont sont inscrits parce que vous désirez en savoir plus
sur le braille comme fonctionnement.

Je vais te laisser le mot de la fin.

Je vais te te demander simplement comment est ce que les gens font pour te
pour vous rejoindre là ?

Oui bien sûr, Alors visitez notre site web Inca Point qu'à moi.

Si on cherche à me rejoindre
précisément mon courriel Salma Rica avec un cas à commercial Inca ou sinon je suis joignable au un 804 six cinq quatre six deux deux.

Mon poste c'est le deux trois six.

Donc Salma Modric,
chef du programme jeunesse de Inca.

Et j'aimerais dire que ce que ça fait
maintenant, un peu plus
que quatre ans que je travaille puis que je répète
à tous les participants, surtout à ceux
qui étaient à mon programme, ouvrir les portes du travail
pis que je vais continuer de répéter, c'est que la perte de vision, c'est
pas une fin en soi, même si on a l'impression que des fois
ça peut l'être.

Donc tu sais,
je disais beaucoup à mes clients t'as perdu ta vue
mais t'as pas perdu ta vie.

Puis tant que t'es en vie.

Tu sais, quand on me dit tant qu'il
y a de la vie et de l'espoir.

Mais tant que t'es en vie.

Tu peux changer ce que ça signifie
d'être aveugle pour toi même.

Et moi je le fais à chaque.

J'essaye
en tout cas de le faire à chaque jour, pour moi même, pour les personnes
que j'accompagne, pour la communauté, le le grand public en général. Donc voilà.

Merci beaucoup. Excellent !
Merci beaucoup.

Seulement. Alors, pour tout dire,
merci beaucoup.

C'est un message qui est magnifique.

Je pense que on doit retenir ça.

Donc perdre la vue,
ce n'est pas perdre la vie.

Donc oui, absolument.

Tous les parents de de jeunes enfants ou les adolescents,
on vous encourage fortement à contacter et puis, euh, vous ancrer auprès de Salma
et de ses collègues, de ce qui est, ce qui est disponible pour vous.

C'est maintenant l'heure du segment
des astuces du mois.

Donc pour le mois de juin,
c'est avec son qui prend le micro et je suis en compagnie de ma collègue
Maryse Legault, qui est responsable de produit et conseillère en accessibilité
chez You Manoir.

Ce mois ci,
nous allons discuter d'un nouveau produit qui va être mis sur le marché
prochainement.

Il s'agit du Brown Evolve.

Donc Bonjour Maryse
et bienvenue au podcast de Wear.

Bonjour Alexandre, ça me fait plaisir d'être là aujourd'hui
avec toi pour parler du branlette Evolve.

Bien merci Pareillement.

Au fil des années à lancer
plusieurs produits nommé Bruno, ça fait peut être 25 ans
et plus qu'on entend parler des bruits.

Nous pourrais, tu peux être nous faire un bref historique
et nous dire en quoi le Evolve se démarque.

Oui, ça fait plusieurs générations.

Le premier, Brandon a été développé
avec Windows sept, ça fait bien longtemps de ça.

Après ça, on a eu une impression,
on a eu une version

Android et là maintenant, le burn out.

Evolve est un produit entièrement Windows.

Donc c'est le premier preneur de notes
qui l'ont fait qui a le système d'exploitation Windows Windows onze.

Fait que c'est vraiment
comme un ordinateur, mais deux en un avec un afficheur braille
intégré avec un clavier braille intégré.

Fait que c'est vraiment un gros plus et il n'y a pas d'écran fait que juste
un écran braille et que c'est non, juste un égard pour nous les
les utilisateurs de braille.

On aime ça.

Excellent ça !

Wow ! Windows onze, c'est quand même.

C'est quand même un beau défi.

On parle pas vraiment de quelque chose
qui est, j'imagine, limité, un produit qui est plus orienté,
vraiment mobile.

On parle vraiment là d'un vrai, vrai
de vrai Windows, pas d'un d'un Windows comme on avait à l'époque sur le texte
et les versions précédentes.

C'est bien ça ?

Oui, exactement. C'est le vrai Windows.

Fait que ça a été beaucoup de travail,
mais on y est arrivé.

Et puis l'avantage, c'est qu'on peut.

Une personne voyante, par exemple,
qui veut aider une personne aveugle, qui se retrouve vraiment
dans un environnement Windows standard.

Mais on a aussi nos applications qu'on
a développé, mais sinon ça s'utilise.

Quelqu'un qui veut peut se faire aider
par une personne voyante.

On peut brancher un clavier
et une souris USB ou Bluetooth pour être capable d'utiliser l'appareil
comme comme un PC Windows.

Génial !

Pourrais tu nous faire une petite
description physique de l'appareil ?

De quoi il a l'air ?

Où sont les.

Qu'est ce qu'on a comme prise de colère ?

Le clavier. C'est un.

On a un clavier braille à huit points avec une barre d'espace.

On a aussi les touches comme.

Comment ça s'appelle en français ?

Les touches de modification ?
Oui, effectivement, c'est ça.

Je regardais l'appareil, il y a plus de touches de chaque côté
de la barre d'espacement.

Ouais, c'est pour être capable de faire
les raccourcis Windows plus facilement.

Parce que quand on utilise

Windows avec un clavier, il faut compenser
pour l'utilisation de la souris.

Fait qu'il y a beaucoup de combinaisons de touches
qui se font avec contrôle halt, shift.

Il y a aussi la touche insertion
qu'on appelle la touche NVDA.

Donc à gauche, en bas,
on a la touche Shift et en bas de chiffre
on a la touche majuscule.

Pardon. En bas on a Contrôle et At.

Puis à droite de la barre d'espace
on a la touche insertion NVDA,

La touche fonction et la touche Windows fait que la façon
que les touches sont placées, on peut facilement faire des raccourcis
clavier avec le clavier braille, puis appuyer sur les touches
de la modification avec nos pouces.

En bas de ça, on a les cellules braille avec les touches curseur et clair et en avant,
on a nos fameuses touches de navigation.

Les quiz qu'on a sur tous nos produits
braille humain.

Et au milieu de la touche
accueil, sur le côté, on a.

Du côté gauche,
on a le bouton de mise en marche.

On a deux ports USB C.

On a un port HDMI
pour brancher un écran à droite.

On a une prise USB A.

On a un port audio
pour brancher des écouteurs ou un micro.

On a des touches de volume au bas
et on a aussi une touche qui a un petit point dessus.

C'est la touche
qui nous permet de faire de la dictée pour envoyer de l'information audio,
qui est ensuite convertie en texte.

Est ce que j'ai oublié quelque chose ?

Ça fait pas
mal, Tout juste peut être spécifié.

Les ports USB sont également thunderbolt, donc c'est vraiment de brancher
des écrans.

Et l'autre petit élément,
c'est le port, le King Center Lock.

Donc sur le côté gauche,
derrière le bouton d'alimentation.

Exactement.

Au niveau spécifications matériel,
on parle de quoi ?

En général, c'est un Intel Core
Ultra cinq, un processeur 10 h 32 g de RAM, 512 de stockage RAM.

On a le Bluetooth cinq et le Wifi six.

Excellent.

Oui, donc il y a 512 de disques durs, donc
512 gigs de SSD pour mettre les fichiers et 32 g de RAM, donc de mémoire vive volatile,
autrement dit excellent.

C'est vraiment des spécifications
qui sont intéressantes et vraiment
ça fait aussi changement d'entendre parler qu'on a des touches vraiment
sur le clavier de chaque côté de la barre d'espacement
pour exécuter les fameuses commandes.

Donc on mentionnait le la touche Control
A, majuscule et NVDA fonctions Windows.

Il y a beaucoup de façons
de faire ces commandes là en utilisant les touches
du clavier braille, mais je pense que ça va quand même ajouter
quelque chose de vraiment intéressant effectivement, d'avoir
des touches modificatives de chaque côté.

Effectivement de la barre d'espacement ça va être vraiment un beau
plus j'ai l'impression de ce côté là.

Oui j'ai oublié des touches.

Oh j'oublie des touches. Ben oui, au milieu, en haut du clavier braille, on a quatre
cloches de direction au bord de l'eau, joue droite
et ça équivaut au flèche au quatrième qu'on a sur un clavier normal.

Et on a aussi la touche échappe à gauche
et la touche suppression à droite au dessus du point sept et 10.8
effectivement, donc au dessus du retour arrière et backspace et enter. Pardon.

Oui effectivement.

Donc la touche échappement et la touche
dévie.

Oui c'est ça.

Puis sur le dessus aussi
un peu vers le haut, on a deux microphones intégrés, puis l'appareil aussi vient
dans un étui, l'étui étoilé de chaque côté pour qu'on puisse avoir accès au port,
puis on peut le refermer.

C'est refermable sur le dessus.

La partie du dessus de l'étui est flexible
et on peut soit le replier par en dessous ou le laisser à l'arrière
quand on utilise l'appareil.

Et sinon, on peut le refermer
sur le dessus et à l'avant de l'appareil, il y a des aimants,
donc l'étui tient bien fermé pour qu'on puisse transporter l'appareil
avec plus de sécurité.

Et ça vient aussi avec une courroie
qu'on peut porter sur l'épaule.

Super Windows, évidemment, c'est
un système d'exploitation qui est quand même complexe, surtout, par exemple,
si on utilise un lecteur d'écran, on l'a un petit peu mentionné
en parlant de la touche insertion.

Ça nécessite quand même de bien connaître
un lecteur d'écran pour quelqu'un qui arrive,
qui est nouveau à Windows, qui n'a pas nécessairement
beaucoup d'expérience avec un système d'exploitation complexe, est ce qu'il
a mis en place un mécanisme permettant de vraiment le faciliter la transition
ou l'apprentissage de Windows ?

Oui, ben en fait, par défaut, quand
une fois que l'appareil est configuré, on est développé une application
qu'on appelle le menu principal.

Donc c'est un menu simplifié
où on a quelques applications qui sont là par défaut, ça ressemble au menu
qu'on avait précédemment sur le brin haute et le brin touche, donc c'est vraiment
un menu similaire.

On a aussi développé
un gestionnaire de fichiers simplifié
qui est vraiment facile à utiliser.

Cette afficher sous forme de liste.

On a aussi des menu contextuel
dans nos applications qui sont autant dans le menu principal
que dans le gestionnaire de fichiers.

On a aussi développé l'application

Victor Reader
qui est notre fameux lecteur de livre.

On peut utiliser dans le document Those
et on a aussi simplifié les applications Office comme Outlook,

Excel, PowerPoint et Word.

Donc par défaut, dans ces applications là, il y a le ruban avec plein d'options,
puis c'est ruban.

Là, si on fait plus
pour utiliser avec la souris.

Fait que c'est lourd un peu de naviguer
là dedans avec un lecteur d'écran.

Donc, on a simplifié ça,
on a éliminé le ruban puis on a remplacé ça par des menus
simplifié, on a mis les fonctions les plus utilisées dans nos menus,
simplifié quelqu'un qui veut pas avoir ça,
qui veut avoir le ruban, il peut toujours aller
désactiver l'option.

On a aussi développé un centre de contrôle
pour être capable d'aller facilement mettre nos applications à jour, et aussi de gérer
des configurations de base de l'appareil.

On a aussi notre fameux menu Options
qui s'offrent, qu'on avait aussi dans nos autres branches, avec les fonctions de NVDA
qui sont le plus fréquemment utilisées.

Et dans ce gestionnaire de contrôle là,
on a la possibilité d'installer nos voix de
a cappella, la synthèse vocale qu'on a aussi
dans nos autres produits chez humains.

Donc on peut avoir jusqu'à quatre voix de
A acapella installé dans l'appareil, donc on n'est pas pris avec la voix
Windows ou encore XP, donc qui sont non. OK.

Ouais non c'est ça.

Et parce qu'on parle d'une vidéo, souvent ceux qui sont
un petit peu plus familiers avec une vidéo connaissent probablement ici, ou les voix Windows,
ou encore qui sont des fois un petit peu moins apprécié que, par exemple,
une voix plus humaine, comment cappella ou d'autres
produits de la sorte, évidemment, là, OK, donc on a on peut le sentir avec une voix
de meilleure qualité à ce moment là.

Oui, exactement.

Puis on parlait aussi de.

Dans le fond, nous, on a.

On utilise NVDA dans notre produit,
mais on l'a optimisé pour le Raynald

Windows, ce qu'on a fait
parce que, à la base, est un lecteur d'écran
qui est développé par une vie access pour être utilisé avec Windows
et avec un clavier standard.

Donc nous, on a ajouté plein de raccourcis
pour optimiser l'utilisation de NVDA avec notre clavier
Braille Perkins.

C'est par exemple Espace effet
quatre retour arrière.

A ouvre la barre de menu.

On a plein de petits raccourcis simples
comme ça qu'on peut utiliser, et on utilise aussi les raccourcis clavier que les gens connaissent,
qui utilisait déjà qui soft dans le brin autres,
où on a aussi des commandes similaires à ceux qui connaissent les raccourcis
clavier du Brian par exemple.

C'est vraiment génial de ce côté là.

Effectivement.

Je voyais par exemple entrer avec P
pour vérifier la batterie entrée avec T pour savoir leur espace avec
ou pour le menu option, même espace avec M pour le menu contextuel, donc l'équivalent
de la touche Application majuscule F10.

C'est vraiment bien conçu de ce côté là.

J'aime
particulièrement utiliser effectivement toutes ces petites fonctionnalités là.

Pour le ruban ont mentionné le ruban
effectivement.

Ben dans le menu,
il y a pas nécessairement toutes les options du ruban,
on s'entend, mais c'est quand même vraiment beaucoup
plus simplifié pour un utilisateur.

Effectivement,
le le ruban avec le lecteur d'écran, ça nécessite plusieurs à court
pour naviguer dedans.

Pour un utilisateur
qui est peut être un peu mieux au moins familier que de besoin
seulement des options de base.

Effectivement, ça va quand même
vraiment beaucoup changer la façon d'utiliser Windows et un lecteur d'écran.

Même chose pour par exemple
ou sauvegarder des fichiers. l'Explorateur de fichiers
quand même été grandement simplifié.

Je trouve vraiment ça
génial de ce côté là.

Oui, puis aussi quand on a opté pour, quand on fait enregistrer sous dans les applications Office, on a fait en sorte que ce soit le
ou les boîte de dialogue qui sont.

On utilise maintenant
notre gestionnaire de fichiers dans ces boîtes de dialogue là
pour que ce soit plus simple pour.

Pour l'utilisateur, génial,
puis pour quelqu'un, par exemple, qui part du burnout, place
ou même peut être du apex, on parle quoi environ comme facilité
pour la transition ?

Est ce qu'on s'attend
à une longue transition ou c'est quand même le plutôt simple
de passer d'un produit à l'autre ?

C'est quand même assez simple parce qu'il
y a beaucoup de commandes similaires.

C'est sûr qu'avec Windows,
il y a quand même des différences, mais on a accès facilement
à la liste des applications actives avec un Le même raccourcis clavier
qu'on avait sur le burn-out touche plus.

Donc ça, ça facilite vraiment beaucoup
l'application.

On peut retourner au menu principal avec
la touche, le bouton d'accueil en avant.

On a aussi
les touches de déplacement braille, puis quelqu'un qui commence avec l'appareil,
il peut rester dans le menu principal, puis juste ouvrir nos applications
qui sont là.

Puis après ça, quand
quand y avance dans son apprentissage, si on prend par exemple,
un un jeune élève à l'école, il peut juste utiliser nos applications
simplement, puis après ça, quand son apprentissage,
quand quand il devient plus habitué
avec Windows, on peut aussi, à partir du menu principal,
on peut ouvrir la liste de toutes les applications
qui sont installées et on peut décider qu'on veut faire afficher une application
qui est pas dans le dans la première liste au menu principal avec une commande clavier
fait que c'est vraiment pas compliqué.

Ou sinon quelqu'un qui est plus avancé, là
il peut toujours faire Windows dix ou douze m
pour aller sur le bureau de Windows que tout le monde connaît, puis utiliser
l'appareil comme un ordinateur standard.

OK, donc si effectivement je connais bien
Windows, je veux pas nécessairement avoir à gérer le menu principal
ou l'utiliser, j'ai évidemment la possibilité de tout
simplement fermer le menu principal, d'utiliser Windows sans nécessairement
les modules complémentaires avec qui s'offrent ou les personnalisations
qui sont un petit peu plus orienté pour les utilisateurs
un peu plus débutants.

Oui, exactement.

Puis même par défaut, par défaut,
le menu principal se lance au démarrage, mais on peut aller décocher l'option
dans notre gestionnaire de contrôle.

OK, donc vraiment
avoir un Windows tout à fait exactement le fun de ce côté là.

Super.

Et puis comme c'est Windows, j'imagine
qu'on peut installer un petit peu toutes les applications qu'on connaît bien
avec Windows par exemple.

Je sais pas, moi je veux utiliser
une application, par exemple de montage audio ou je veux utiliser un transcripteur braille comme Doc Spirit,
un open book ou quelque chose comme ça.

Je vais être capable
d'installer un petit peu n'importe quelle application que j'ai besoin,
j'imagine, ou je suis limité.

Ben oui, oui, exactement.

Il n'y a pas de limites dans le sens ou
bien c'est les mêmes limitations que PC.

C'est sûr
que si on installe une application qui n'est pas utilisable
avec une revue d'écran, elle sera pas magiquement plus avec le avec Ivar.

Mais oui, on peut installer n'importe
quoi, on peut installer Dog's Berry, on peut installer Audacity ou n'importe quel programme
qui est utilisable avec une revue d'écran.

On peut même installer genre ok, ben c'est bon, ça répond
un petit peu à un prochaine question.

Oui c'est ça.

Donc quelqu'un qui est davantage familier
avec un autre lecteur d'écran que ça va quand même avoir la possibilité
d'utiliser son lecteur d'écran ou, par exemple, d'utiliser le narrateur
de Windows, d'installer de jazz ou bref, le lecteur d'écran
qui lui convient davantage.

Oui, c'est sûr qu'à partir du moment
où on utilise du jazz par exemple, il faut utiliser
les touches de modification.

Si on veut faire quatre,
il faut faire halte FN D pour f quatre laisse passer,
va pas faire le fait qu'il faut.

Il faut connaître les raccourcis Windows,
mais ça s'utilise très bien là.

Excellent.

Puis il y a beaucoup d'utilisateurs,
c'est mon cas d'ailleurs.

Par exemple, j'utilise un téléphone
intelligent comme un iPhone, iPad ou bien même par exemple
un deuxième PC ou un Mac.

Souvent,
j'aime bien pouvoir avoir un accès braille à mes autres appareils par exemple,
donc être en mesure de lire un courriel qui est sur mon téléphone intelligent,
donc qui s'affiche, mon téléphone intelligent. De pouvoir
passer d'un pays féerique à l'autre.

Est ce qu'on va avoir la possibilité
d'utiliser l'afficheur braille du piano pour, par exemple,
avoir accès au contenu d'un téléphone ?

Oui ben pas pour la version 1.0,
mais ça va être disponible.

Justement, on en parlait ce matin
dans la version 1.1, on devrait avoir la possibilité d'avoir l'option
qu'on appelle le terminal braille pour être capable de communiquer
avec un téléphone ou un bac en Bluetooth.

OK, donc ça s'en vient.

Génial.

Oui, super simple au début,
mais ça s'en vient super.

C'est sûr que ça ne sera pas au début,
mais la prochaine version va sûrement avoir le mode terminal
braille, le mode terminal, Génial.

Puis pour le futur,
est ce qu'on sait un petit peu à quoi on s'attend en termes
de développement de fonctionnalités ?

Ah ben c'est sûr qu'on va continuer
à développer nos applications.

Tu sais, par exemple,
dans le Victor Reader, on n'a pas encore la possibilité
d'ajouter des signets.

C'est le genre de fonctionnalités
qu'on va ajouter, d'être capable de l'insérer, des signets, un peu comme on a
dans nos autres produits.

On va aussi la.

Le produit va être disponible
en plusieurs langues,

Donc il nous reste des choses à optimiser au niveau de la localisation du produit,
comme par exemple le manuel de l'utilisateur pour l'instant
est en anglais, il est pas encore traduit en français
mais ça viendra bientôt.

C'est sûr que la version 1.1,
il va y avoir sûrement beaucoup des amis, des améliorations
au niveau des petits bugs qu'on va trouver ou selon ce qu'on va recevoir
comme commentaires des utilisateurs.

Puis je pense éventuellement aussi qu'on y a une version avec un clavier standard
aussi qui va être lancé.

OK, C'est ça ?

Oui, c'est ça, je le sais pas
quand est ce que ça va être lancé, mais je l'ai vu cette semaine, il est bien beau mais il est pas encore fonctionnel.

J'ai vu un appareil, j'ai vu un autre il valve avec un clavier cendar,
ça va être un 40 cellules et le reste de l'appareil
va être identique avec les mêmes par les mêmes
pas le clavier évidemment.

Non non, non, il n'y aura pas
les mêmes touches sur le dessus, mais il va y avoir
les mêmes specs techniques, puis 46, puis il va y avoir aussi les touches de navigation
en avant avec le bouton d'accueil et tout, mais l'appareil est un peu plus gros
parce que c'est un 46.

Ouais, ouais.

Sinon avec le clavier braille, c'est
soit 32 ou 20 cellules, c'est ça ?

Donc il est un petit peu exactement,
Ouais, ben le 20 cellules, dans le fond, c'est un peu comme sur les autres branches
de l'autre, le 20 cellules à la même, le même moitié, c'est
ça, Il a exactement la même dimension.

C'est juste qu'il
y a 20 cellules au lieu de 32, mais l'appareil est vraiment
de la même dimension.

Fait que la version 1.1 à la base,
ça va être surtout des bogues fixes, puis la fonction du terminal braille,
ça va être tout ça.

La première version, oui, et peut être
d'autres choses, mais c'est pas défini bien avoir pour la suite, effectivement,
on espère que le produit va être bien apprécié
et va pouvoir être développé à long terme, et que plusieurs nouvelles
fonctionnalités vont y être ajoutées.

Écoute, je te remercie beaucoup Maryse
pour le temps accordé, ça a été bien intéressant de s'entretenir ensemble,
comme d'habitude, ça m'a fait plaisir.

Merci beaucoup.

Alors pour cet épisode estival
du mois de juin, on reçoit aujourd'hui de la France
Monsieur Fernando Pinto Silva.

Fernando Ça va bien, ça va et toi ?

Ben oui, ça va très bien.

Alors écoute Fernando, tu tu travailles
pour la Fédération des évêques de France, c'est bien ça ?

Oui, absolument.

La Fédération des aveugles et amblyope
de France, dont le siège est à Paris.

On est une structure qui rassemble
une cinquantaine de membres un peu partout en France, que ça soit
sur le territoire métropolitain et en outre mer,
avec des acteurs qui travaillent sur tout un tas de questions très différentes,
certaines qui sont des questions généralistes
l'emploi, l'accès à la culture, aux sports loisirs, à tout
un tas de pratiques et certaines structures
qui, elles vont par exemple travailler plus particulièrement
sur éditer des livres jeunesse, par exemple à destination des enfants
aveugles et malvoyants ou d'autres structures qui vont, elles, se concentrer
sur des segments très particuliers comme l'accès à un sport adapté,
comme le showdown par exemple.

Excellent.

Et est ce que vous avez aussi
avec les milieux ?

Alors on travaille également
avec les milieux.

Lucas Tif
Parce que certaines de nos structures ont des services
d'appui à la scolarisation.

Je pense notamment à certaines structures,
je ne vais pas toutes les nommer, mais à Montpellier, Strasbourg, Lyon
où en fait on a des structures qui accompagnent
très finement les élèves et les étudiants.

D'ailleurs, selon les classes, dans leur
cursus scolaire et universitaire.

Donc on a des professionnels
qui vont faire de la transcription, on a des gens qui vont avoir un
parcours d'enseignants spécialisés qui vont les accompagner également,
et tout ça.

La plupart du temps, en inclusion
scolaire, c'est à dire dans des écoles, des collèges et des lycées,
des universités totalement standard.

Mais voilà pour lesquels, pour pouvoir bien travailler,
ils vont avoir besoin d'un appui.

Tout à fait d'accord.

Et puis, au delà de la Fédération
des aveugles de France, je crois que t'es impliqué
dans d'autres organismes également.

Alors oui, euh, la fédération elle même,
elle est membre d'organisations internationales,
notamment autour du livre.

On a déjà parlé ici
à plusieurs reprises du Désir consortium du format Daisy,
La Fédération des aveugles de France.

C'est membre d'un groupe qui s'appelle
Daisy France, qui rassemble un certain nombre d'organisations autour
des formats structurés pour la lecture.

Et donc, évidemment, on participe
à un certain nombre de travaux, que ce soit d'ailleurs
au niveau national ou international.

Au niveau national.

On a d'ailleurs un groupe qui travaille
spécifiquement sur les questions de l'accès aux livres
et à la lecture, notamment en étroite liaison
avec le ministère de la Culture français, par exemple avec d'autres organismes
comme les syndicats national de l'édition, comme le Laboratoire européen
sur l'accès à la lecture et donc au niveau international.

Bien sûr, on échange régulièrement
avec le Désir Consortium, avec d'autres organismes internationaux
comme le W3C, comme le Forum européen de la lecture numérique,
sur ces questions là, oui, bien sûr, si tu pouvais améliorer un aspect de la à la lecture.

Parce que je sais,
je te connais un petit peu, c'est quelque chose que tu es
très passionné,

C'est une chose que tu pouvais améliorer
au niveau de l'accès à la lecture pour les personnes aveugles,
ça serait quoi ?

Je dirais que aujourd'hui, on a un écosystème de la lecture numérique qui est assez près à ce que les personnes déficientes visuelles, qu'elles soient
aveugles, malvoyantes, puisse l'utiliser.

Là, on a de vrais gros problèmes,
c'est l'accessibilité des sites Internet ou des applications mobiles qui nous
permettraient d'acheter un livre numérique comme tout le monde ou d'emprunter
un livre numérique comme tout le monde.

Très concrètement, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que, en tout cas
pour ce qui est de la France.

Mais je pense qu'en francophonie de façon générale,
on partage un peu les mêmes constats.

C'est que le site internet
qui va me permettre d'acheter un livre numérique
qui maintenant, pour beaucoup, doivent être nativement accessibles,
donc doivent respecter des règles d'accessibilité.

Et bien ce site internet ou en théorie,
je devrais pouvoir acheter ce livre comme n'importe qui lui même n'est
pas accessible.

C'est à dire qu'on a une promesse
d'égalité, d'équité qui est superbe, qui est de dire vous allez pouvoir acheter
les mêmes livres que tout le monde, sauf qu'en fait
le magasin n'est pas accessible quoi.

Et pareil pour les bibliothèques.

Donc oui, le mécanisme de fond,
le livre lui même, mais le mécanisme de livraison
ne l'est pas de de livraison mais, mais de toute la chaîne, c'est à dire
le mécanisme qui permet de chercher le livre
sur le site dans le sud, de pouvoir le mettre sur le panier,
d'ensuite pouvoir l'acheter.

Donc parfois on est renvoyé, vous savez,
vers ces systèmes, on doit saisir les numéros de carte bleue etc
qui eux même sont pas toujours accessible, et ensuite de pouvoir le télécharger
une fois qu'on l'a téléchargé, de pouvoir l'ouvrir notamment
parce que parfois c'est aussi la question des mesures techniques de protection,
ce qu'on appelle les DRM en anglais.

Donc on a tout un tas de sujets, là.

Et je dirais que,
si aujourd'hui, pour moi, on devait travailler sur quelque chose
qui viendrait renforcer considérablement
l'accessibilité à la lecture, c'est bien d'avoir l'ensemble de cette chaîne
réellement prête à ce qu'une personne aveugle ou malvoyante
puisse utiliser dans de bonnes conditions.

C'est vraiment intéressant. Soulève.

J'étais au bureau cette semaine, on discutait
avec certains de nos développeurs et puis certains des plus jeunes
nous mentionnait qui trouvait dommage que, à l'école, l'accessibilité de penser
mais qui apparemment, enfin, ici, au Québec, là, dans beaucoup
de cursus universitaire, euh, en développement logiciel,
il parle d'ajouter un module d'accessibilité générale, que ce soit pour les applications web,
pour les applications de téléphone ou juste pour les applications en général
sur Windows, de sensibiliser les étudiants
et de leur donner comment rendre leur application
le plus accessible possible en utilisant des labels, des descriptions
d'images, des choses comme ça.

Donc je pense qu'effectivement, c'est un
super beau point.

C'est c'est tout à fait exact.

On partage euh, évidemment les
les mêmes attentes en France, mais ici, notamment au sein
d'un Conseil national consultatif des personnes handicapées,
auquel je participe également au titre de la fédération
et dont j'ai une des vice-présidence.

Donc, ce conseil, c'est le Conseil
qui est placé auprès de notre premier ministre pour travailler sur un certain
nombre de questions autour du handicap.

Donc, c'est tout en CAP confondus.

Et une des choses qu'on pousse,
au delà de ce que tu dis, qu'on partage, évidemment, c'est même d'enseigner
les principes de base de l'accessibilité dès la plus petite enfance, c'est à dire
qu'on considère qu'à partir du moment où on donne des cours, notamment
à nos collégiens, à nos lycéens, pour qui s'empare du numérique tout de suite,
de leur donner les bons principes pour faire de l'accessibilité,
pour faire de l'accessible.

Parce que ce qu'on explique souvent,
c'est que l'accessibilité, c'est évidemment l'affaire des développeurs,
des designers, etc.

C'est tout à fait juste, mais en réalité,
c'est l'affaire de tout le monde.

Et si dès le premier contact
avec le numérique, on apprend à faire des documents accessible,
et ben en réalité, on va aussi, comment dire, insuffler ça
dans toutes les politiques, tout le temps.

Donc nous, ce qu'on dit, c'est quand on délivre même des diplômes
pour nos enfants sur le numérique, déjà, mettre la question
à l'accessibilité, là, pour pas que ça soit quelque chose d'étrange
quand ils la rencontreront plus tard.

Mais écoute, merci beaucoup, Fernando
d'avoir d'avoir pris ce temps.

Je sais que vous avez une conférence
annuelle, euh, qui qui qui a lieu virtuellement.

Je crois que c'est autour du mois
de décembre.

Habituellement, J'attends avec impatience
notre invitation pour un mais est ce que tu veux en parler un petit peu
avant pour pour comme le mot de la fin ?

Alors je vais même
vous parler de deux conférences parce que gourmand à la fédération.

La première qui justement
a trait au livre, c'est une journée qu'on a appelé all inclusive pour accès
aux livres et à la lecture inclusive.

Cette année,
elle aura lieu le jeudi 15 octobre.

Elle sera du côté de Lyon, à Villeurbanne,
à l'École nationale supérieure des sciences
de l'information et des bibliothèques et l'école qui forme les cadres
en bibliothèques publiques en France.

Et donc c'est une journée
lors de laquelle, traditionnellement, on parle de l'accès
à la lecture, aux livres sous toutes les formes, pas forcément d'ailleurs
que pour les publics déficients visuels.

On a aussi parlé langue des signes
française, facile à lire et à comprendre.

Il y a un certain nombre de thématiques.

On adresse
donc c'est une journée qui sera évidemment tout à fait suivie via la chaîne YouTube de cette école,
et sur place, pour celles et ceux qui pourraient s'y rendre,
l'inscription est gratuite.

Et tu as raison Mathieu,
il y a une autre journée qui elle est beaucoup plus orientée
technologie de façon générale, liée à la déficience visuelle
ou parfois on parle de livres, mais parfois on parle aussi de beaucoup,
beaucoup d'autres choses.

Et cette journée, elle aura lieu
le 7 décembre prochain à Paris, du côté du quartier de l'Opéra à Paris, avec
certains certaines modalités de connexion sur lesquelles on sera amené à communiquer
dans quelques semaines.

Excellent !

Donc merci Fernando
d'avoir pour ta présence à cet épisode.

Et puis on va très certainement
se reparler bientôt avec grand plaisir.

Et merci pour l'invitation.
Merci d'avoir écouté.

Nous espérons que vous avez apprécié
cet épisode.

N'hésitez pas à nous donner
vos commentaires et suggestions.

Vous pouvez nous envoyer
un courriel à l'adresse balado au singulier à commercial
et humain Where comme.

Et on se retrouve dans trois mois.

Dans cet épisode estival de Voir les choses différemment avec humour, vos animateurs Jérôme Plante et Mathieu Paquette célèbrent la richesse de la communauté francophone et de l'accessibilité universelle. L'émission donne la parole à des acteurs majeurs de l'inclusion au Canada et en France, avant de vous dévoiler une exclusivité technologique attendue chez HumanWare. Au programme : des parcours inspirants qui brisent les mythes liés à l'employabilité des personnes aveugles, un coup de projecteur sur la nouvelle génération, les défis de la chaîne du livre numérique, et une exploration complète des spécifications du tout nouveau BrailleNote Evolve.

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